ACTU 95 LA REVUE DES PARENTS MARS 2017 Egalité ! Quelle Egalité ?

| 10 février 2016 | 0 Commentaire

revue parents 374

Egalité ! Quelle Egalité ?

Il y a différentes formes d’égalité relatives aux personnes et aux situations sociales concernées…

La FCPE du VAL D’Oise affirme que l’égalité de l’homme et de la femme est un de nos fondamentaux comme l’égalité des apprentissages sur l’ensemble du territoire ! Nous, parents, devons toujours avoir à l’esprit que les fondateurs de la FCPE, il y a 70 ans, osaient poser à l’époque la femme comme l’égale de l’homme, en droits et en devoirs ainsi que pour nos enfants de banlieues. Nos enfants avaient les mêmes droits et les mêmes devoirs sur l’ensemble du territoire !

Ce pari lancé était formidable car l’égalité des droits entre les hommes et les femmes n’existe pas du tout dans le monde d’aujourd’hui. Mais plus 70 ans ont passé et l’affirmation de l’égalité fondamentale des hommes et des femmes interpelle toujours les citoyens que nous sommes et que nous remarquons toujours cette inégalité fortement présente dans notre système scolaire.

De même, l’égalité des chances fait appel à l’idée
que toutes personnes devraient être dans les mêmes conditions
pour se lancer dans la vie.

Il est constaté encore à l’heure actuelle que les femmes – à diplômes égaux – reconnaissent que leur parcours professionnel n’est pas identique à celui des hommes et beaucoup plus difficile… car bien souvent les dirigeants laissent moins de liberté aux femmes dans leurs actions.

Historiquement un des combats très marquant dans ce sens a été l’abolition des privilèges avec la révolution française de 1789. Mais sommes nous revenus en arrière sur la réforme du Bac, sur la réforme du parcours sup, sur la diminution du temps scolaire en primaire. Comment pouvons-nous traduire la fin de la classe de terminal par la classe de maturité ? Pouvons nous dire que chacun est mature en même temps ou chacun à son rythme ? Qui a le droit de choisir pour l’autre ?
Pour les progressistes l’égalité ne devait pas être une idée abstraite mais une valeur très réelle.

Une des grandes préoccupations du peuple était de « poser les bases d’une juste répartition des chances entre tous les citoyens…… ».

Ce « fardeau » de l’inégalité du territoire entre villes, entre département, entre région on le retrouve dans la traditionnelle figure de rhétorique se matérialisant dans une image très populaire aujourd’hui, sous la forme d’une grosse pierre de « l’inégalité» et des sacs d’or de la « dette nationale » devenue commune à tous.
Ce fardeau semble moins lourd quand il est supporté par tous… Aujourd’hui nous sommes très loin de ce partage… Devons nous laisser porter ce poids uniquement par nos enfants de nos quartiers. La liberté du choix doit en être la figure dominante avec l’école de la République qui en est le creuset de la société de demain et donc son héritière directe. Elle symbolise très rapidement avec ses acteurs que nous nommerons la communauté Educative et ses faisceaux la nation et son régime républicain. Le déroulement de l’histoire nous démontre qu’il nous faut encore quelques révolutions pour exister en tant que telle……! Mais quelle LIBERTE – quelle EGALITE ?

N’est-elle pas belle cette grande déclaration des droits de l’homme :
« LES HOMMES NAISSENT LIBRES ET EGAUX EN DROITS »

Ce petit « et » n’est-il pas très important de joindre liberté et Égalité En fait, je vous avouerais qu’en voulant parler d’EGALITE j’ai beaucoup de mal à la dissocier de la liberté et de la fraternité. Car même si nous naissons libres et égaux en droits et en dignité, nous ne pouvons pas agir sans l’esprit de FRATERNITE De tous temps nous n’avons pas connu une vraie société égalitaire, Même que puissent être proclamées des institutions et des lois. De grandes inégalités sont toujours présentes que ce soient les droits, les revenus, les origines, l’éducation et le logement….! Même dans les mouvements bénévoles, comme les associations, qui reposent bien souvent sur le travail des femmes, la domination masculine est évidente. Pour nous les parents de la FCPE que nous sommes l’égalité nous semble évidente dès que nous sommes acteurs de la communauté Nous devons déposer nos différences à la porte de chaque école et celle-ci se confirme par l’égalité morale de tous : hommes – femmes – jeunes ou vieux dans l’école pour tous. Nous devons perpétrer cette « mise à niveau » qui se déclenche dès le premier jour d’école de nos enfants. Nous devons toujours travailler à partir des mêmes enseignements, ceux de la tradition de l’égalité pour et dans le respect à la fois de notre propre individualité et celle des autres membres de la communauté Educative.

NOUS DEVONS ETRE ET DEMEURE EGAUX : C’EST L’EGALITE DES CHANCES.

Cette idée très généreuse d’égalité des chances, guidée par l’aspiration à plus de justice, devrait toujours demeurer ponctuelle, notamment par rapport à l’égalité en droits. Car sans l’égalité en droits, la fraternité sociale – dont peut se réclamer l’égalité des chances – deviendrait une charité sélective. N’est-ce pas là un piège cette égalité des chances ?
Les institutions qui sont conduites à instaurer des mécanismes de compensation, parfois de prévention, ne provoquent-elles pas les plus flagrantes inégalités sociales ? Elles doivent faire accepter qu’on donne plus à certains qu’à d’autres. Quelle égalité des chances qui modifie en outre ces bornes de l’égalité en désignant ceux qui doivent en être les bénéficiaires ?

EGALITE – PARITE

Pour les femmes cette égalité des chances a évolué très doucement. Que de mouvement a-t-il fallu pour enfin voir apparaître une « parité » des sexes. Pour enfin voir la présence des femmes parmi les candidats à des élections, une loi sur la parité a dû être votée. On peut voir aussi depuis plusieurs années des femmes à des postes de direction dans les entreprises……!

Une neurobiologiste, Catherine Vidal, directrice de recherche à l’Institut Pasteur, déclare dans ses écrits « que les hommes et les femmes ont le même cerveau, même si certains en doutent encore, tout est affaire d’empreinte culturelle ; sous les crânes comme ailleurs ». Elle signale aussi que les différences cérébrales entre individus d’un même sexe sont tellement importantes qu’elles l’emportent sur les différences entre hommes et femmes.

Doit-on en conclure que « la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits » ?

Ce qui m’amène à poser cette question primordiale : sommes-nous tous égaux devant la réussite scolaire ?

Je serai tentée de penser que NON car l’apprentissage est souvent bien différent à chacun : beaucoup de souffrances pour certains, imprévue pour d’autres car elle nous prend par surprise en nous car le jugement de l’autre et l’indifférence, nous prive tous de fondamentaux à laquelle nous sommes tous profondément attachés…

LIBERTE D’EGALITE ET DE FRATERNITE POUR TOUS EN RESPECTANT – POUR CHACUN ET CHACUNE SES SPECIFICITES. « NOUS DEVONS SANS CESSE CONTINUER DE NOUS BATTRE AFIN DE NE PAS LAISSER LE POUVOIR ET LA REVOLTE AUX MONSTRES…! »

Mais ne restons pas dans le constat agissons pour cela : la FCPE Val d’Oise a quelques idées à partager avec vous. Je vous parlerai de l’Arbre de Confiance  que nous souhaitons développer sur l’ensemble du Val d’Oise, après une première expérimentation prometteuse au collège Robespierre de Goussainville, à l’initiative de sa Principale, Angélique Sanzé.

La confiance constitue l’un des enjeux les plus complexes pour nous, parents, jeunes, enseignants, institutions. Elle reste subjective, conceptuelle, intangible, non mesurable. Agir efficacement sur la confiance nécessite des connaissances et compétences sur les 7 facteurs constitutifs de la Confiance. De même, il est utile de maîtriser la méthodologie d’entretien et de restitution individuelle et collective des outils de mesure de la confiance, les « Baromètres de Confiance ». Idem des connaissances et savoir-faire pour mettre en œuvre les plans d’action individuels et collectifs permettant de « faire revenir au vert », progressivement un Arbre de Confiance. A titre d’exemple, promouvoir le droit à l’échec ou à l’erreur constitue souvent un vœu pieu plutôt qu’une réalité dans les organisations. Le droit à l’échec ou à l’erreur représente pourtant l’un des facteurs-clés d’une culture de confiance, d’une liberté de parole et de pensée, elles-mêmes génératrices d’initiatives et d’innovation.

Pourquoi la parole est-elle si souvent étouffée,
les problèmes masqués au plus haut niveau des hiérarchies ?

Qui n’a jamais assisté à un conseil de classe, à un Conseil d’administration ne peut imaginer à quel point la parole y est convenue, chaque mot soupesé. Chacun des participants s’assure avant tout de ne pas dire le mot de trop, celui qui risquerait de le mettre en difficulté vis-à-vis du « chef ». Ne remontent que les « bonnes nouvelles ».
Résultat : les parents et les jeunes sont souvent les derniers informés de situations délicates qui, faute d’être traitées à temps, se transforment vite en gestion de crise. Ce non-dit se diffuse insidieusement à tous les échelons, jusqu’au plus près du terrain.
La culture du « politiquement correct » constitue la règle plus que l’exception. Or son impact est calamiteux en termes d’identification précoce des problèmes à gérer, de capacité à ne pas reproduire à l’infini les erreurs. En outre l’esprit d’initiative, la capacité à « sortir du cadre » et à innover restent plus souvent incantatoires que suivis d’effets.

ACCEPTER LE DROIT A L’ECHEC OU A L’ERREUR,

L’UN DES SEPT FACTEURS-CLES DE LA CONFIANCE

L’acceptation du droit à l’échec ou à l’erreur constitue l’un des sept principaux facteurs constitutifs d’une culture de confiance, tels que modélisée dans « L’Arbre de confiance ».

L’identification des sept « habitus » de la confiance (mot latin popularisé par le sociologue Pierre Bourdieu signifiant « comportement trouvant sa source dans une croyance ou un héritage social ») procède d’un important travail que nous devons entreprendre dès maintenant.

Nous vous annonçons que nous mettrons tout en œuvre pour que nos enfants soient acteurs de leurs confiances. Nous serons aidés par Mégane et Marie Frédérique, deux jeunes femmes en services civiques parmi nous pendant 6 mois. Car c’est aussi à l’ensemble de la communauté Educative de reprendre confiance. Nous devons aussi travailler entre nous sur un travail du climat scolaire. Comme vous pouvez le voir, nous avons du travail devant nous car le chemin se construit pas à pas. L’élévation doit continuer, doit être présente pour façonner notre travail quotidien.

 

 

EDITO 

 

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