Ce n’est pas le déferlement de communiqués qui augmente la valeur de la communication. Cela vaut pour le Ministre mais pas seulement.
Aujourd’hui dans les établissements scolaires, les élèves, continuent de souffrir du nombre insuffisant de personnels éducatifs, d’enseignants et de personnels administratifs recrutés par l’Education Nationale. Et demain que va-t-il se passer ? Est-ce que nos enfants apprendront mieux avec des étudiants qu’avec des enseignants qualifiés ? Où est-ce une expérimentation de plus issue du modèle éducatif que l’équipe de Sarkozy nous concocte ministre après ministre ? Que le délai de 14 jours de carence (délai d’attente de l’académie avant de lancer le recrutement d’un remplaçant) ait été supprimé est certes une bonne chose mais encore faut-il que les établissements puissent trouver un enseignant qualifié disponible. D’un côté on continue à supprimer des postes, à réduire les formations et les postes d’accès aux concours, à précariser les enseignants et de l’autre on fait appel aux étudiants en mal de ressources (faut dire que les études ça coûte de plus en plus cher) et à des retraités (et en reculant l’âge de la retraite ça fait un sacré filon). On pourrait naïvement croire que c’est aujourd’hui seulement que le Ministre découvre le problème ; aidé certainement en cela par la mobilisation des parents FCPE au travers d’Ouyapacours. On peut aussi penser que toutes les actions menées par les parents comme par les enseignants ont du l’aider à prendre la mesure du réél. Mais est-ce sérieux ? Même enfermé dans son Castel le châtelain n’entend il pas le brouhaha de la rue ? Même perdu dans son monde lointain le ministre ne serait donc pas conscient des conséquences de ces décisions et de celles de ses amis ? N’aurait-il pas saisi ce que veut dire la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ?
Non c’est purement scandaleux. La machine infernale continue à asséner des coups terribles au fonctionnement de l’Education Nationale et le sieur Châtel s’emploie à tenter d’en masquer les effets. D’un côté la suppression des postes et les Dotations Horaires réduites, avec leur corollaire d’automutilation pour les équipes enseignantes. De l’autre la poudre aux yeux.
Alors pour sa part la FCPE du Val d’Oise le dit bien clairement : non au marché de dupes. Ce que nous voulons ce sont partout des professionnels qualifiés en capacité de mener leurs missions à leur terme. En clair des enseignants, professionnels de la pédagogie, capables de transmettre leurs connaissances à nos enfants et de leur donner l’envie d’apprendre, le goût de la recherche, l’envie d’enrichir leurs savoirs. Nous voulons des profs ! Et nous continuerons à les exiger en employant toutes les formes d’action nécessaires pour que le Ministre et ses amis non seulement entendent, non seulement comprennent mais se décident enfin à démissionner ou a changer de politique, car celle qu’ils mènent aujourd’hui est désastreuse ce qu’au passage tout le monde ou presque commence enfin à voir et à dire. Et le 12 mars puis le 23 mars, en soutenant les actions et en participant aux manifestations ce sera sans doute encore mieux entendu.
http://www.fcpe.asso.fr/ouyapacours/
Manuel ALVAREZ Président de la FCPE du Val d’Oise


