Cergy, le 5 avril 2004
Monsieur Le Ministre,
Le Conseil départemental de la FCPE du Val d’Oise attire votre attention sur la situation critique qu’engendre la dotation horaire accordée aux établissements du second degré pour la rentrée 2004 dans notre département.
En effet, les établissements ne pourront maintenir les structures d’enseignements indispensables pour certains jeunes accueillis qui pâtissent souvent de difficultés socio-économiques récurrentes.
Nous demandons donc instamment le rétablissement des moyens pour :
Maintenir des effectifs acceptables et compatibles avec des projets pédagogiques adaptés,
Maintenir des actions d’aide et de soutien pour l’intégration scolaire des élèves en difficulté : dédoublement des classes, heures supplémentaires dans les matières fondamentales, projets innovants et motivants, possibilité de redoubler.
Maintenir et améliorer l’accès des élèves de filières professionnelles courtes vers des filières de lycées technologiques : premières d’adaptation.
Conserver des options de parcours personnalisés qui autorisent l’accès à l’enseignement supérieur.
Améliorer les accès de proximité à l’enseignement supérieur.
Cette baisse de moyens annoncée est également ressentie dans les collèges qui voient être compromises les chances de réussite des élèves et leur intégration vers le lycée dans de bonnes conditions.
Au total dans le Val d’Oise, cette suppression de 1600 heures hebdomadaires d’enseignement, c’est l’équivalent d’un lycée qui disparaît dans un département où les besoins de formation sont loin d’être couverts.
La FCPE 95 soutient partout les revendications portées par les parents, les lycéens et les enseignants dénonçant là le désengagement du service public de l’Education qui doit être une priorité de l’Etat.
Notre attachement à l’égalité des chances, à la laïcité et à la réussite pour tous, nous légitime à solliciter un entretien avec vous afin d’envisager une rentrée 2004 plus sereine.
Le Conseil d’administration
De la FCPE du Val d’Oise


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