Loi d’orientation et de programmation sur l’école : François Fillon met en place cinq réunions thématiques avec les partenaires sociaux et les parents
Paris le 21-10-2004 Le ministre de l’Éducation nationale François Fillon va "consulter largement" et invite "les syndicats représentés au CES (Conseil supérieur de l’éducation) à cinq réunions thématiques qui pourraient être organisées d’ici la mi-novembre" 2004, sur les thèmes suivants :
"les finalités de la scolarité obligatoire",
"l’ouverture de l’école sur le monde d’aujourd’hui",
"les premiers apprentissages",
"les métiers des lycées"
et "les métiers de l’éducation".
C’est ce qu’il indique cet après-midi, jeudi 21 octobre 2004, lors de la table ronde sur la future loi d’orientation et de programmation, organisée par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en présence des organisations syndicales et des fédérations de parents d’élèves .
S’agissant de la scolarité obligatoire, il faudra "évoquer tout à la fois l’ambition pour l’école, celle de la réussite pour tous les élèves, et les moyens d’y parvenir. La problématique du socle sera nécessairement présentée, mais pas seulement". "Il nous appartient donc en fait de déterminer à partir des réflexions disponibles et de vos propositions, les voies et moyens d’une qualification élevée pour tous, à la mesure des aptitudes et des aspirations de chacun", ajoute-t-il.
LANGUES, CULTURE SCIENTIFIQUE ET DÉCOUVERTE PROFESSIONNELLE (second thème)
"Le second thème, celui de l’ouverture, peut rassembler des questions très diverses tenant par exemple à l’enseignement des langues, à la culture scientifique, et à la découverte professionnelle qui sera proposée à la rentrée 2005, en 3ème", poursuit encore le ministre. Ce thème peut aussi "renvoyer à une réflexion plus générale sur l’orientation, le débat ayant bien souligné les progrès que notre pays attend du système. La relation entre la scolarité et la capacité à se construire plus tard un parcours professionnel, y compris par la formation tout au long de la vie, doit aussi demeurer présente dans l’élaboration du projet."
"Le thème des premiers apprentissages se réfère à l’école maternelle dont nous savons la réussite en France et qui ne saurait être absente du dossier. Il renvoie aussi à l’école primaire qui joue un rôle déterminant pour chacun", explique François Fillon.
Quant au quatrième axe de travail, celui des filières des lycées, il devrait amener "à reprendre la problématique du lycée général et technologique avec ses trois filières générales et ses séries technologiques, peut être trop nombreuses. Le lycée professionnel justifie aussi une analyse pratique, en relation avec les débouchés qui lui correspondent, pour en promouvoir les résultats et en valoriser toujours plus les perspectives."
THÈME "DÉLICAT" "Le dernier thème sur les métiers de l’éducation est le plus délicat sans doute au regard des exigences du dialogue social", termine François Fillon. "Il importe cependant d’aller le plus loin possible ensemble dans la construction du projet. L’Éducation nationale réussit et réussira grâce aux fonctionnaires qui la servent et pour lesquels l’engagement personnel dans le service public est chaque jour fortement vécu. Je souhaite donc porter la réforme avec eux. Je sais qu’elle peut susciter l’inquiétude. Mais je sais aussi que chacun ressent la nécessité d’aller de l’avant. Je voudrais donc qu’il soit possible de parler sans préjugé du métier d’enseignant, de conseiller principal d’éducation, de chef d’établissement, d’intendant, d’administratif, et bien sûr aussi des TOS qui demeureront membres à part entière de la communauté éducative après la décentralisation", souligne-t-il.
Les fédérations de parents et les personnels de direction devraient, eux aussi, être consultés.
Après la mi-novembre, François Fillon reviendra "personnellement vers chacun des [partenaires sociaux et des fédérations de parents d’élèves] avec [ses] propositions" pour en parler "autant que nécessaire". "Ensuite je me tournerai vers le Premier ministre en lui demandant son arbitrage sur le projet. Il reviendra naturellement au CSE de se prononcer avant que le Conseil des ministres ne soit saisi", conclut-il.


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