Revue de presse du 3 février 2004

mardi 3 février 2004
par Sophie Tret
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Rentrée 2004 en Île-de-France : manifestation régionale le 11 février Paris le 30-01-2004 "Nous appelons à un rassemblement régional, tous personnels de l’Éducation nationale confondus, le 11 février prochain à Paris, en direction du ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche", déclare Claudie Martens, secrétaire académique du SNES-FSU de Versailles, aujourd’hui vendredi 30 janvier 2004, au nom de l’intersyndicale régionale SNES-FSU Paris, Créteil et Versailles, SNASUB-FSU Versailles et Créteil, UNATOS-FSU Paris et Versailles, SNEP-FSU Versailles, SNUEP-FSU Paris, SGEN-CFDT Paris et Hauts-de-Seine, SNFOLC-CGT, CGT-Educ’action Paris, Créteil Versailles, SGPEN-CGT, SUD-Éducation Paris et Val-d’Oise, SNETAA Créteil, A&I Versailles et le SPASEEN-FO Créteil, Versailles, Paris. Ces organisations syndicales dénoncent "avec force les attaques sans précédent contre le service public d’éducation qui s’expriment à travers les suppressions massives d’emploi et dans la préparation de la rentrée 2004." "La région parisienne n’échappe pas à la politique nationale, qui prévoit une baisse du nombre de postes sans précédent et touche toutes les catégories de personnels de l’Éducation nationale", s’insurge Claudie Martens. Selon les organisations syndicales, à ce jour, 200 postes d’agents administratifs sont supprimés (dont 100 au ministère) sur les trois académies, 25 postes de TOS (techniciens ouvriers et de service) sont également supprimés à Paris et 50 sont créés à Versailles ("qui fait pourtant face à un déficit de 1 000 TOS", selon l’intersyndicale), il n’y a pas de changement quant aux emplois de personnels sociaux et de santé, et 900 emplois d’enseignants du second degré sont supprimés dans les trois académies. Pour le premier degré, l’augmentation du nombre de postes "est insuffisante". Les informations concernant l’académie de Créteil ne sont pas encore totalement disponibles, indique l’intersyndicale. En outre, elle estime que "le contexte de la décentralisation pèse sur les TOS". CERCLE VICIEUX Les organisations syndicales dénoncent les conséquences de la baisse du nombre d’heures sur la carte des formations : "Dans le secteur du bâtiment, les décisions de fermetures sont nombreuses alors que l’on manque de main-d’oeuvre dans ce secteur. Dans le département des Hauts-de-Seine par exemple, il n’y aura plus de formation BEP ’peinture’ du tout." Les organisations syndicales craignent en outre la suppression progressive des premières d’adaptation dans les lycées et des dispositifs tels que les IDD (itinéraires de découverte) dans les collèges. Dans l’académie de Paris, Nicole Sergent, secrétaire académique du SNES-FSU de Paris, dénonce "l’explosion encore plus grande des inégalités scolaires". "Les suppressions d’heures ont la même ampleur que sous Claude Allègre, alors que les établissements parisiens avaient déjà beaucoup souffert", juge-t-elle. Elle conteste les dotations inégales entre des établissements ayant le même nombre de classes, mais pas la même dotation : "Cela alimente le cercle vicieux consistant à supprimer des options dans les établissements les plus défavorisés (principalement dans l’Est de Paris) et à privilégier les collèges et lycées déjà bien dotés, ce qui favorise l’exode des élèves vers ces établissements", justifie-t-elle. Elle ajoute : "Aujourd’hui, l’objectif scolaire est celui du renoncement, qui a cours depuis quatre ou cinq ans. Et Paris en est le symbole." Contact pour l’intersyndicale : Claudie Martens, SNES-FSU, 06 82 66 15 07 Santé : un enfant sur cinq au collège ne prend pas trois repas par jour Paris le 30-01-2004 "Environ 80% des enfants interrogés, quels que soient le sexe et le niveau scolaire, souhaitent pratiquer plus d’activité physique. Ils affirment que ’participer aux cours de sport est un plaisir’ pour eux. C’est encore plus vrai pour les filles qui, au collège, déclarent apprécier davantage la pratique sportive." C’est l’un des enseignements d’une enquête épidémiologique sur les relations entre alimentation et activité physique et sportive chez les enfants, réalisée au cours des mois de mars et avril 2003, dans le cadre du programme de sensibilisation et d’éducation à la santé "Bien manger, bien bouger", auprès de plus de 4 000 élèves parisiens de cours moyens 1èmes et 2ème années et de 6ème. L’enquête montre qu’en dehors des heures de cours d’EPS (éducation physique et sportive), les garçons ont une activité physique "spontanée" (courir, jouer, bouger) plus importante que les filles : près de 10heures contre moins de 7h30. Elle montre aussi "combien l’ordinateur (jeux vidéos, internet) et la télévision participent à la sédentarisation de tous les enfants. Le temps passé devant un écran représente 25h de la semaine des garçons et 21h35 de la semaine des filles. Presque trois fois plus de temps que l’activité physique et sportive..." Mais "les enfants qui passent le plus de temps devant un écran sont aussi ceux qui sont les plus actifs physiquement". L’enquête montre aussi que " près de 15% des enfants en primaire et 20% au collège ne prennent pas 3 repas par jour" et que "60 à 65% des enfants, affirment prendre des collations (grignotage) en dehors des quatre périodes de repas traditionnels que sont le petit-déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner". Elle révèle qu’un enfant sur deux "n’a consommé aucun fruit ou légume la veille de l’enquête". Contact presse : Sophie Jaquet, Com & Cie, 01 42 23 36 60


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