Un colloque et une charte sur "les accompagnements en science et technologie à l’école primaire" du 12 au 14 mai
Paris le 10-05-2004
"Les accompagnements en science et technologie à l’école primaire : un défi partagé par enseignants, scientifiques et ingénieurs" est le thème d’un colloque organisé à l’ENSAM (École nationale des arts et métiers) et à l’ESPCI (École supérieure de physique et chimie industrielles) les 12, 13 et 14 mai 2004. Ce colloque est principalement destiné à la "communauté éducative et culturelle", notamment l’Éducation nationale, la "médiation scientifique (musées, associations...)", et au "monde de la recherche et de l’industrie", avec les universités, les écoles d’ingénieurs, ou les entreprises. Il devrait déboucher sur la rédaction d’une "charte de l’accompagnement scientifique et technologique", ainsi que sur la "mise en place d’un comité national d’accompagnement de l’enseignement scientifique et technologique".
Philippe Planard, président du comité d’organisation et ingénieur de recherche à l’ENSAM, indique à L’AEF que "la charte de l’accompagnement scientifique et technologique vise à favoriser les relations entre les scientifiques qui vont dans les écoles et les enseignants". Elle a également pour objectif de "faire en sorte que ces échanges soient cohérents : le scientifique doit savoir respecter les programmes, le temps qui lui est imparti, tout en ayant la possibilité d’intervenir sur des sujets qui l’intéressent", ajoute Philippe Planard. Ce texte devrait être le texte fondateur du "comité national d’accompagnement de l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école", qui pourrait se réunir tous les six mois. "Nous souhaitons que l’Éducation nationale, les universités et les grandes écoles, ainsi que l’industrie y soient représentées", poursuit l’organisateur du colloque, tout en précisant qu’il "sera sans doute finalisé après" les trois jours d’échanges. Les organisateurs du colloque sont l’École des mines de Nantes, l’ESPCI de Paris, l’ENS de Paris et l’ENSAM, avec le soutien de l’Académie des sciences, l’Académie des technologies, "La main à la pâte" et l’INRP (Institut national de recherche pédagogique). Le programme complet du colloque est consultable à l’adresse www.ens.fr/astep
Gratuité des manuels de lycée : "une réelle avancée" selon la FCPE.
Paris le 10-05-2004.
La FCPE se réjouit du fait que "la grande majorité des conseils régionaux va assurer le financement des manuels scolaires en lycée" (L’AEF du 23/04/2004, 42913). Elle estime que "c’est grâce à son action opiniâtre que les familles et les jeunes pourront bénéficier d’une réelle avancée en matière de gratuité". Cependant, "il est bien évident que c’est à l’État d’assurer la gratuité de l’enseignement et de garantir l’égalité de tous devant le service public. Les régions pour répondre aux légitimes demandes des parents sont aujourd’hui conduites à pallier les carences de l’État qui n’a jamais voulu financer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens comme il le fait pour les collégiens." En outre, elle rappelle que "le financement des manuels scolaires ne répond que partiellement à la question de la gratuité" et évoque "les équipements, fort coûteux, des élèves des filières professionnelles", les transports scolaires, "les équipements obligatoires tels que les ! calculatrices, instruments de musique, matériel pour la technologie au collège".
Contact : FCPE, Laurence Guillermou, chargée des relations avec la presse, 01 43 57 16 16,
Alternance au collège : les établissements sont invités à dégager dans les programmes "les compétences fondamentales et incontournables"
Paris le 11-05-2004
Un projet de circulaire précisant "la contribution des dispositifs en alternance à la nécessaire diversification des parcours au sein du collège" a été adressé aux syndicats pour avis. Ce texte, dont L’AEF s’est procuré une copie, distingue "une alternance légère, qui s’intègre dans l’organisation des enseignements, et une alternance plus substantielle, qui s’inscrit dans un dispositif dérogatoire tant que plan des horaires que des contenus d’enseignement". Il s’agit de "construire une réponse adaptée aux besoins de l’élève", ce qui suppose "une lecture des programmes" qui soit l’occasion de "dégager les compétences fondamentales et incontournables pour la poursuite de la scolarité en relation avec l’identification des acquis et des besoins de chaque élève", ainsi que les "notions, connaissances et compétences" qui peuvent être approfondies dans le cadre de l’alternance.
Légère ou substantielle, l’alternance "s’inscrit dans une démarche d’individualisation" et s’adresse "à des élèves volontaires d’au moins 14 ans qui présentent des difficultés persistantes dans les apprentissages fondamentaux, et surtout, qui n’ont plus d’appétence pour les formes pédagogiques traditionnelles". Ces élèves "ne sauraient se confondre avec le public des dispositifs relais". Pour les élèves de 4ème, l’alternance est suivie d’ "un bilan individualisé" qui fonde la suite de leur parcours : "sauf situation exceptionnelle", la poursuite de la scolarité sera envisagée dans un cadre "non dérogatoire". Pour les élèves de 3ème, l’alternance prépare notamment "une orientation positive, dans la majorité des cas, vers la voie professionnelle".
AUTONOMIE DE L’ÉTABLISSEMENT
Si la durée de l’alternance "en lycée professionnel et/ou en entreprise" est "de la responsabilité du collège", elle "ne saurait excéder 40% du temps scolaire (soit deux jours par semaine" en troisième. Une alternance "de courte durée" représente environ "10% du temps scolaire". Partagée entre deux ou trois lieux, le collège, le lycée professionnel, l’entreprise, "la formation ne doit pas conduire à la juxtaposition d’expériences et d’apprentissages sans lien entre eux" et les périodes "en dehors du collège doivent faire l’objet d’une préparation" qui permette de définir des "objectifs pédagogiques", puis, au retour de l’élève, d’une "phase d’exploitation", et de "validation des acquis". Le projet de circulaire insiste sur "la continuité des apprentissages quel que soit le lieu de leur réalisation". Le projet de circulaire rappelle que les élèves demeurent "sous la responsabilité administrative et pédagogique du collège", qui peut prévoir des "parcours individualisés" ou organiser des groupes "ne dépassant pas 15 élèves". En entreprise, un élève d’au moins 15 ans peut faire "des travaux légers autorisés aux mineurs par le code du travail". Il est pris en charge par un tuteur, en lycée professionnel, par un PLP "référent". Des "outils appropriés" au suivi des élèves doivent être "mis en oeuvre". Le projet de circulaire définit encore le rôle du recteur et des corps d’inspection pour un dispositif qui "s’inscrit dans le champ de l’autonomie de l’établissement.


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