15,7% des adolescents scolarisés en classe de troisième sont en surpoids ou obèses. "Un effet majeur du milieu social",
selon la DREES Paris le 21-01-2004 15,7% des adolescents scolarisés en classe de troisième sont en surpoids ou obèses, révèle une enquête réalisée durant l’année scolaire 2000-2001 par la DREES (Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques) : 12,4% de ces élèves sont en surpoids et 3,3% sont obèses selon les normes internationales IOTF (International obesity task force) de l’OMS (organisation mondiale de la santé). 83% des adolescents ont un poids normal et 1% sont en insuffisance pondérale.
Selon l’enquête, le retard scolaire, l’histoire pondérale, l’origine géographique et surtout le milieu social déterminent de manière prépondérante le surpoids.
"L’obésité des enfants semble (...) en augmentation", note de plus la DREES. "En troisième (...), la distribution du surpoids et surtout de l’obésité s’avère fortement liée aux variables sociales et scolaires." En ZEP, 17,8% des élèves de troisième sont en surpoids (obésité incluse) contre 15,4% dans les autres zones. Si la prévalence du surpoids est sensiblement identique entre les deux types d’établissements, près d’un tiers des élèves de ZEP, notamment les filles sont obèses. Dans les classes de troisième technologique, d’insertion professionnelle ou les SEGPA, les résultats sont similaires, l’obésité y est beaucoup plus prégnante que dans les troisièmes générales. "Ces différences semblent toutefois avant tout refléter l’impact de la catégorie socioprofessionnelle des parents qui apparaît comme le critère le plus discriminant", avance la DREES. Ainsi lorsque le père est un ouvrier non qualifié, le surpoids (obésité incluse) de l’enfant est deux fois plus fréquent (22%) qu’avec un père cadre. Quant à l’obésité, elle est dix fois plus fréquente (1 ! 1%). PAS DE DIFFÉRENCES FILLES - GARÇONS
Selon la DREES, le risque d’obésité en classe de troisième apparaît presque quadruplé dans le ZEAT (zone d’études et d’aménagement du territoire) du Nord (5,5%) par rapport à la ZEAT du Sud-Ouest (1,5%). La prévalence du surpoids (obésité incluse) est la plus élevée dans la ZEAT du Nord (18,3%). Elle est la plus faible en Île-de-France (12,9%). "L’effet géographique demeure significatif une fois prises en compte les variables scolaires et sociales", précise la DREES. Globalement, "il n’a pas été observé de différences significatives entre les filles et les garçons", souligne la DREES. De même pour la classe d’âge 14-15 ans scolarisée en troisième, la prévalence du surpoids est identique. En revanche, les élèves de 16 ans scolarisés en troisième et en retard scolaire sont plus sujets au surpoids et à l’obésité : 21% d’entre eux sont en surpoids et 4% sont obèses. Parmi les enfants qui étaient en surpoids (obésité incluse) à six ans, plus de la moitié (57%) le sont toujours à l’adolescence. 11% de ceux qui avaient une corpulence normale ont évolué vers le surpoids et l’obésité. Source : "Surpoids et obésité chez les adolescents scolarisés en classe de troisième", DREES, téléchargeable sur www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er283.pdf
Débat sur l’avenir de l’école à l’Assemblée nationale : l’UMP propose d’introduire le travail manuel dans le socle fondamental commun au collège
Paris le 21-01-2004 "Je me contenterai de relever que nombre d’entre vous ont insisté sur la nécessité de recentrer l’école sur ses missions fondamentales", a conclu Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, à l’issue du débat sur l’avenir de l’école à l’Assemblée nationale, hier, mardi 20 janvier 2004. En introduction de ce débat, dont la deuxième séance a pris fin à minuit et demi, le ministre avait affirmé : "Il est encore beaucoup trop tôt pour esquisser les contours de la future loi d’orientation sur l’école. Il faut attendre la synthèse de la Commission Thélot. Cela étant dit, on peut néanmoins dégager deux éléments de réflexion qu’il faudra intégrer à la loi d’orientation : recentrer les missions et les finalités de l’école sur les enseignements fondamentaux d’une part ; reformuler les sujets obsolètes, d’autre part."
"On peut citer trois exemples de ’sujets obsolètes’ à reformuler. Tout d’abord, la violence scolaire, qui était totalement absente du débat public en 1989 et donc de la loi d’orientation Jospin. Ensuite, l’objectif de 80% d’élèves d’une classe d’âge au niveau bac : il faut voir comment reprendre en charge cette problématique ancienne. Enfin, la durée de la scolarité obligatoire. Au lieu de la faire passer de 16 à 18 ans, ne serait-il pas préférable de prévoir, pour les jeunes qui auraient quitté le système scolaire trop tôt, une formation tout au long de la vie, par le biais de la formation continue ?", poursuit Luc Ferry, précisant que ces exemples "ne signifient pas que des décisions aient déjà été prises".
ADAPTER NOS BESOINS DE QUALIFICATIONS
Pour le ministre, "la synthèse qui ressortira du débat est beaucoup plus précieuse qu’un sondage. Il s’agit de l’avis des concitoyens - un million dans les établissements et arrondissements, 300 000 sur le site web débat national. Ce sont les quelque 50 000 phrases que recueillera la commission Thélot qui définissent les priorités à suivre." "La prochaine loi d’orientation n’est pas une contestation de celle de 1989, mais il est nécessaire d’adapter nos besoins de qualifications à la société de 2010-2015", avance Xavier Darcos, ministre délégué à l’Enseignement scolaire. Par ailleurs, "cette loi doit redonner à nos maîtres assurance et espoir. Il n’y a pas d’avenir pour la jeunesse sans la reconnaissance des enseignants. Je souhaite que la loi d’orientation à venir soit explicite sur ce point".
MAINTENIR LES JEUNES ENSEMBLE DANS LE SYSTÈME SCOLAIRE, SELON LE PS "Notre système éducatif est aujourd’hui à une croisée des chemins. Il s’agit de passer de l’école ouverte à tous à l’école de la réussite pour tous, en ayant, pour tous les jeunes, une égale exigence dans l’accès à la maîtrise des savoirs", assure Yves Durand, député socialiste du Nord et secrétaire national chargé de l’éducation au Parti socialiste. "Pourquoi n’avez-vous pas voulu de la question de l’accueil des enfants dès deux ans dans des structures éducatives devant leur permettre le passage progressif de la famille au milieu scolaire ?", demande le député PS. Selon Yves Durand, il faut repenser "le temps de la scolarité obligatoire dans sa globalité, non plus en séparant école, collège et lycée, mais en créant une véritable continuité éducative jusqu’à 16 ans - et pourquoi pas jusqu’à 18 ans, la question mérite aussi d’être posée - en décloisonnant l’espace (la classe) et le temps scolaire, ce qui, évidemment, nécessite qu’il y ait plus d’enseignants que de classes, notamment à l’école élémentaire. Notre ambition doit être de maintenir les jeunes ensemble dans le système scolaire et non de (...) les exclure de l’école tout en leur promettant une formation tout au long de la vie qui n’est qu’un leurre, si elle ne repose pas sur une formation initiale solide." Yves Durand reproche encore au ministre de ne pas avoir "posé la question du passage du lycée à l’université, en fixant un objectif ambitieux de diplômés supérieurs par classe d’âge, alors que notre pays en manque cruellement". Yves Durand reproche à Luc Ferry d’avoir "enfermé le débat sur la seule école scolaire, alors qu’il faut aussi envisager comment l’éducation peut se poursuivre autour de l’école dans le temps libre" et de ne pas réaffirmer "une volonté forte de poursuivre la politique inégalitaire capable de combattre réellement les inégalités sociales et culturelles. Faites une évaluation sérieuse et objective des ZEP."
MANQUE DE PRIORITÉS ET TROP D’UNIFORMISATION, SELON L’UMP
Le député UMP de l’Allier, Pierre-André Périssol, avance six priorités pour l’école.
La première : "Pour ’conduire 100% des jeunes à une formation’, selon la volonté de Jacques Chirac, il faut transmettre à 100% d’entre eux un socle commun de fondamentaux, ce qui impose de savoir s’adapter à la diversité des élèves." Or, selon le député, l’école souffre de "deux maux". D’abord, "une trop grande dispersion des apprentissages. (...) Les élèves sont dispersés entre des activités éclatées et des disciplines saupoudrées. (...) À force de tout déclarer prioritaire, il n’y a plus de priorité." "L’uniformisation excessive des modes et des rythmes d’acquisition" constitue le second mal. Selon lui, il faut donner à l’élève "à l’intérieur du temps scolaire, le temps qui lui est nécessaire pour acquérir tel ou tel apprentissage fondamental".Il propose aussi la "diversification des parcours en ouvrant à chacun des enseignements optionnels complémentaires aux disciplines du socle fondamental commun".
De cette personnalisation des parcours découle "la deuxième priorité : mettre en place un collège pour tous plutôt qu’un collège unique". - Troisième priorité de l’UMP : "revaloriser concrètement la voie professionnelle". Pour Pierre-André Périssol, "l’acquisition d’un socle commun de bases solides par tous les élèves dans un même collège, conjointement avec la découverte de champs professionnels pour ceux qui le souhaiteraient, constituent la condition d’une vraie revalorisation de la voie professionnelle. Pour aller plus loin, nous proposons d’introduire dans le socle fondamental commun une part de travail manuel ; ainsi pourra-t-il être perçu comme une matière noble au même titre que le français ou les mathématiques."
Quatrième priorité : "assurer la transmission des valeurs républicaines à l’école en faisant de leur acquisition une composante du socle des fondamentaux. (...) Nous devons mettre en place une éducation à la civilité qui prenne des formes rénovées. L’acquisition de ces comportements sociaux [attention aux autres, responsabilité, tolérance et solidarité] nous semble devoir être évaluées au même titre que les autres disciplines (...) dans le diplôme de fin de scolarité obligatoire", indique Pierre-André Périssol. S’adressant à Luc Ferry, qui a "encouragé l’engagement citoyen des élèves", il demande : "Ne pourrait-on pas valoriser ces actions en les prenant en compte dans les cursus scolaires ?"
Cinquième priorité : "susciter des vocations nouvelles en redonnant toute leur attractivité aux métiers de l’enseignement."
Sixième priorité : "organiser le dialogue entre les acteurs de l’école en donnant aux parents les moyens de s’impliquer davantage dans la scolarité de leurs enfants". "Une demande issue du débat est de faciliter des rencontres individuelles constructives entre enseignants et parents. La mise en oeuvre de ces rencontres pourrait prendre la forme d’un contrat éducatif partagé entre parents et enseignants, incluant droits et devoirs de chacun", assure le député UMP, qui propose également "la remise du bulletin scolaire en mains propres".
LUTTER CONTRE L’INÉGALITÉ DES CHANCES, POUR L’UDF
L’école a trois grandes missions, selon Yvan Lachaud, député UDF du Gard :
"l’éducation et l’instruction",
"la baisse sensible du nombre d’illettrés"
et "la réduction des inégalités des chances,
selon trois principes : valorisation du travail et de l’effort, mixité sociale et scolarisation de tous".
"L’école est la seule arme dont nous disposions pour lutter contre l’inégalité des chances", poursuit-il. "Pour lutter contre l’illettrisme, il faut apprendre à lire le plus tôt possible". "Le collège est un maillon essentiel de la chaîne éducative. Il faut pouvoir conforter ses missions. Et pour cela, ne pas hésiter à remettre en question le collège unique pour privilégier les voies de l’apprentissage et des filières technologiques", avance-t-il. "Les Français restent ceux qui maîtrisent le moins les langues étrangères, comparés aux États voisins. Il faut donner la possibilité aux élèves qui le souhaitent d’apprendre deux langues étrangères dès la sixième", poursuit-il , plaidant également "pour la reconnaissance des langues régionales". Par ailleurs, selon le député UDF, "le bac doit s’apparenter à un véritable examen d’entrée à l’université". À propos des enseignants, "le statut et les décharges des directeurs [d’écoles primaires] doivent évoluer", "le salaire des enseignants n’est pas assez élevé, notamment en début de carrière, comparé aux jeunes ingénieurs par exemple. D’où le manque d’attractivité de la profession. Plusieurs pistes sont à explorer pour faciliter la vie et le travail des enseignants, telle qu’une année sabbatique tous les dix ans pour partir travailler dans le privé, l’administration, l’associatif ou faire une formation." À propos de la laïcité, "l’UDF est très attaché à la laïcité comme valeur fondatrice de la République. Le port ostensible du voile islamique à l’école signifie que la loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes. En outre, il enferme les femmes dans un statut inférieur à celui des hommes."
REPENSER LES NORMES CULTURELLES, SELON LES COMMUNISTES ET RÉPUBLICAINS Pour André Chassaigne, député Communiste et républicain du Puy-de-Dôme, "la démocratisation de l’enseignement est en panne". Selon lui, "il n’y a pas de chute brutale du niveau général des élèves, mais des disparités nationales qui dépendent des origines sociales des élèves. (...) Les résultats continuent de révéler d’importantes disparités selon l’origine sociale des enfants. Les statistiques du ministère montrent ainsi que 31% des étudiants ont des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale, 10,1% sont des enfants d’ouvriers, et seulement 2,4% sont fils ou filles d’agriculteurs". Selon lui, "l’école pour tous est possible, mais il faut pour cela tenir compte davantage de la diversité des élèves, de l’environnement social dans lequel ils évoluent, des inégalités territoriales et de la concurrence accrue de l’enseignement privé". "Il faut redéfinir un socle commun de savoirs utiles à tous, c’est-à-dire réfléchir aux équilibres entre les disciplines et au contenu des programmes. Ne répondent-ils pas trop aux normes culturelles d’une élite sociale ?", demande le député, qui considère que"les contenus sont encore facteurs d’exclusion. La nécessité d’une connivence culturelle et sociale des élèves avec les enseignants et le rapport au savoir des élèves les plus défavorisés mériteraient d’être au coeur de nos réflexions. (...) Ne faudrait-il pas donner moins d’importance à l’abstraction ? Pourquoi ne pas donner toute sa place au développement des activités technologiques et artistiques et privilégier les méthodes d’éducation active ? Pourquoi ne pas essayer de mieux valoriser l’engagement social ou civique des élèves ?"
L’intégralité des débats est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, www.assemblee-nationale.fr
Le ministre des Sports Jean-François Lamour a présenté une communication sur l’année européenne de l’éducation par le sport en Conseil des ministres mercredi 21janvier 2004. "Le Parlement et le Conseil européens ont décidé de faire de l’année 2004 une ’année européenne de l’éducation par le sport’ ; cette initiative vise à encourager la coopération entre les institutions éducatives et les organisations sportives et à promouvoir les valeurs éducatives et sociales de l’activité sportive. Le sport peut, en effet, assumer une fonction éducative et favoriser le lien social en contribuant à rassembler autour des valeurs de la République, notamment le respect de l’autre, la tolérance, la solidarité, l’intégration, l’égalité entre les hommes et les femmes. Le programme européen, doté d’un budget de 11,5 millions d’euros, doit permettre le développement et la mise en valeur de projets associatifs dans le domaine sportif comportant de fortes potentialités éducatives et sociales. Le ministère des sports est membre du comité national de pilotage de ce programme en France, aux côtés du ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche et du Comité national olympique et sportif français. Dans le cadre de l’année européenne de l’éducation par le sport, les actions conduites par le ministère des sports seront renforcées en 2004 autour de quatre grands objectifs : soutenir les projets qui donnent un sens citoyen à l’adhésion des jeunes au sein des clubs sportifs ; renforcer ou créer de nouveaux outils au service des acteurs de terrain ; inscrire avec volontarisme les politiques sportives dans le cadre général de l’action de l’État en faveur de la lutte contre toutes formes d’exclusion ; mettre en ½uvre de nouvelles politiques interministérielles permettant la valorisation des fonctions éducatives et sociales du sport." DIRECTIVES EUROPÉENNES La ministre déléguée aux Affaires européennes Noëlle Lenoir a présenté "un projet de loi portant habilitation du gouvernement à transposer, par ordonnances, des directives communautaires et à mettre en ½uvre certaines dispositions du droit communautaire. Ce projet de loi, qui s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental d’accélération de la transposition des directives, permettra de résorber le retard accumulé par la France dans la transcription en droit interne des dispositions communautaires de nature législative. (...) Ce projet de loi d’habilitation permet la transposition d’une vingtaine de directives et l’adaptation des législations liées à cette transposition. Il a également pour objet de mettre en ½uvre deux règlements communautaires. La liste des textes dont la transposition par ordonnances est autorisée à fait l’objet d’une étroite concertation préalable entre le Gouvernement et les assemblées parlementaires. N’ont été retenus que les textes de nature technique ! . Les ordonnances devront être prises, selon les textes, dans le délai de 4 ou de 8 mois. Le projet de loi prévoit en outre une habilitation spécifique pour les départements et régions d’outre-mer, pour les collectivités d’outre-mer et la Nouvelle-Calédonie." Source : www.elysee.fr
Le Conseil d’État valide les modes d’évaluation des TPE au baccalauréat. Paris le 21-01-2004 BACCALAURÉAT. "Les IA-IPR (inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux) doivent être regardés comme des membres du personnel enseignant d’État." C’est l’un des "considérants" d’une décision du Conseil d’État (lecture du 30 décembre 2003) qui considère qu’il n’y a pas lieu de statuer sur les requêtes de la Société des agrégés et du SNES (Syndicat national des enseignements du second degré) qui demandaient l’annulation de plusieurs textes relatifs au baccalauréat. Le Conseil d’État précise qu’il n’est pas prévu que tout enseignement doive donner lieu à examen. Il considère que le contrôle des connaissances, même s’il intervient "en dehors de la session organisée à la fin de l’année scolaire", doit être regardé comme "une modalité particulière d’examen terminal". En ce qui concerne les TPE (travaux personnels encadrés), "la circonstance que l’examen (...) soit organisé dans les établissements publics ou privés sous contrat ne signifie pas que l’inscription à cet examen soit réservée aux candidats qui suivent leur scolarité dans ces établissements". Que les IA-IPR puissent faire partie du jury n’est pas incompatible avec le fait que ces jurys soient composés de personnels enseignants de l’État. Le Conseil d’État écarte également l’argument de la Société des agrégés qui contestait la prise en compte, dans la limite de 8/20, des notes attribuées dans le courant de l’année par les enseignants. De même, le Conseil d’État écarte l’argument relatif à l’évaluation des capacités expérimentales en physique-chimie : "Il ne résulte pas des dispositions de l’arrêté attaqué" que cette évaluation "soit nécessairement confiée aux professionnels ayant les élèves dont il s’agit sous son autorité tout au long de l’année scolaire".
"Comment associer les parents à l’accompagnement à la scolarité", tel est le titre du guide publié par l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville). Cet ouvrage, destiné aux acteurs de l’accompagnement scolaire, est l’aboutissement du programme national "familles" mené depuis 1999 par l’AFEV avec ses partenaires, et "qui a permis l’expérimentation et l’évaluation d’actions auprès des familles". Une démarche où "les parents ont toute leur place" et qu’il "nous faut prendre très au sérieux", souligne Philippe Meirieu dans la préface à ce guide. Cet ouvrage méthodologique et pratique se décompose en fiches pratiques et témoignages illustrant l’importance du lieu de l’accompagnement, les modalités de l’inscription de l’enfant, de l’animation de l’action et des relations famille-école : trames de préparation de l’entretien de présentation de l’action, exemple de contrat d’engagement. Le guide comprend également une interview de Valérie Pastre, chargée du programme "Familles" à l’AFEV. Autant d’ "outils" qui illustrent et "valorisent" l’accompagnement scolaire, selon Nicolas Delesque, secrétaire général de l’AFEV. Contact : AFEV, 01 40 36 01 01, www.afev.org
Nicolas Sarkozy veut "installer la police à demeure dans certains établissements scolaires", dénonce le SNES-FSU
Paris le 21-01-2004 Le SNES-FSU dénonce mercredi 21 janvier, la volonté de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, "d’installer la police à demeure dans certains établissements scolaires". "Une telle mesure irait à l’encontre de la démarche éducative qui doit rester celle des établissements scolaires et qui doit s’appuyer sur une présence d’un nombre suffisant de personnels d’éducation auprès des élèves" souligne le syndicat. Le SNES-FSU demande au ministre de l’Intérieur de renoncer à ce projet et au ministre de l’Éducation nationale qui pour l’instant ne s’est pas prononcé de s’y opposer. Suite au jet d’une bouteille d’acide par un élève le vendredi 9 janvier au sein du collège Édouard-Manet de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), les élus au conseil d’administration du collège viennent en effet de recevoir le texte d’un protocole qui, rapporte le syndicat, "prévoit explicitement qu’un ’gardien de la paix est placé auprès du principal pour exercer au sein de l’établissement les missions dont le contenu et les conditions sont définis par le (...) protocole’ ". À savoir : établir une collaboration étroite avec la communauté éducative de nature à renforcer l’efficience du travail de chacun en matière de sécurité, intervenir dans les meilleurs délais pour faciliter le travail d’enquête éventuel et organiser les rappels à la loi nécessaires. "Le SNES partage l’émotion unanime des enseignants de l’établissement, d’autant plus que ce qui est aujourd’hui présenté comme une expérimentation aurait évidemment vocation à se généraliser à d’autres établissements difficiles", indique le syndicat. Contact : SNES 92, Agnès Verdurand, secrétaire départementale, 06 62 52 95 21
Débat sur l’avenir de l’école au Sénat : "La pilosité ostentatoire tombe sous le coup de la loi", persiste Luc Ferry Paris le 21-01-2004
"Vous m’interrogez sur l’angoissante interdiction du port de la barbe. Dans sa formulation actuelle, le texte interdit les signes et comportements qui manifestent ostensiblement les convictions religieuses. Hier, à l’Assemblée nationale, j’ai été interrogé (...) sur l’apparition de nouveaux signes religieux, autres que ceux que vise l’exposé des motifs. J’ai répondu que, dès que le code du style religieux devient apparent, la pilosité ostentatoire tombe sous le coup de la loi. Interdire la barbe serait absurde ; en revanche, l’application de la loi demande du bon sens. Il faut en respecter la lettre et l’esprit." C’est ce que déclare Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, lors du débat sur l’avenir de l’école qui a lieu au Sénat le 21 janvier 2004, selon le "compte rendu sommaire" sur le site internet du Sénat. Un semblable débat s’est tenu hier, mardi 20 janvier 2004, à l’Assemblée nationale (L’AEF du 21/01/2004, 4 ! 0193) Par ailleurs, Luc Ferry ajoute qu’il ne fait pas "une critique systématique [de la loi d’orientation de 1989]" et qu’il souhaite "qu’un bilan soit fait avant la rédaction de la prochaine loi d’orientation". FORMER 100% DE QUALIFIÉS, SELON L’UMP Selon Jacques Valade (UMP, Gironde) président de la commission des affaires culturelles du Sénat, "il convient de repérer [les élèves] les plus fragiles avant que s’installe l’échec". "Fixons des paliers, des rythmes ; prenons en compte la diversité des élèves, par nature inégaux ; prenons acte de leur diversité que ne reconnaît pas le collège unique. Plus personne ne le conteste, celui-ci a laissé à la dérive les jeunes qui n’avaient ni le goût, ni les aptitudes pour suivre des études abstraites. Soyons plus réalistes, laissons l’incantation des 80% de bacheliers et formons 100% de qualifiés de manière à en finir avec l’actuel gâchis humain.
Que le collège pour tous se substitue au collège unique", conseille-t-il.
Autre grief : "la procédure d’orientation", qui "est un point faible. Toute la communauté éducative doit la prendre en charge et en faire un lien avec les familles car l’explication entraîne l’acceptation. L’orientation couperet, vécue comme un échec, a terni l’image de l’enseignement professionnel sur lequel pèsent des préjugés infondés."
"N’attendons pas la fin de la scolarité obligatoire pour proposer aux jeunes une alternative et une transition vers l’entreprise", propose Jacques Valade.
Adrien Gouteyron, (UMP, Haute-Loire) estime que la formation des enseignants "exige de la continuité, de l’école élémentaire au lycée." "Est-il normal toutefois de former de la même manière les enseignants des collèges et ceux des lycées ? Nous subissons les modèles du passé : les professeurs des écoles ont acquis une dignité. Pourquoi ne pas créer un corps spécifique d’enseignants des collèges ? Quelle doit être la part de la préparation au métier par rapport à la discipline ? Les IUFM doivent trouver un autre équilibre", juge-t-il.
LES RÉPONSES NE SE TROUVENT PAS DANS LE PASSÉ, SELON LE PS Selon Serge Lagauche, (PS, Val-de-Marne) "les réponses ne se trouvent pas dans le passé, dans un pseudo âge d’or de l’école de la Troisième République - encore élitiste. L’école actuelle fait mieux, aujourd’hui, dans le domaine de la démocratisation. (...) 80 % d’une classe d’âge est une nécessité, si l’on veut disposer d’une main-d’oeuvre qualifiée. Il n’est pas bon de remettre en cause l’égalité des chances, et le collège unique. La mixité sociale est un fondement de l’école républicaine."
"École et société sont liées, pas de politique scolaire sans politique sociale : logement, travail, santé publique", juge Annie David, (Isère, COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN). "Vous annoncez des suppressions de postes dès maintenant, alors que l’école elle-même ne peut lutter contre un échec scolaire dont les racines sont ailleurs", déclare-t-elle à l’adresse de Luc Ferry. Elle poursuit : "Laïque, l’école doit l’être : c’est un gage de cohésion. Gratuite ? Elle ne l’est plus. Les familles sont mises de plus en plus à contribution. (...) Obligatoire ? Jusqu’à 18 ans ? Il faut y réfléchir, car cela ouvre le second cycle à tous. Il faut réfléchir aussi à la culture commune. Le collège unique n’a pas effacé les discriminations sociales dans l’accès au patrimoine culturel commun, toute orientation précoce ne ferait que renforcer les inégalités."
En outre, "la scolarisation dès deux ans est, dans une école maternelle de qualité, un facteur de lutte contre l’échec scolaire." Source : www.senat.fr/sommaire/index.htm
LeCNESER adopte le projet de loi pour l’égalité des personnes handicapées par 2 voix pour, 1 contre et 14 abstentions
Le CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) qui s’est réuni hier, lundi 19 janvier 2004, a adopté le projet de loi pour l’égalité des personnes handicapées par deux voix pour, une contre et 14 abstentions, selon les informations recueillies par L’AEF auprès de participants. Des amendements ont été apportés au texte proposé et des voeux adoptés.
Le CSE (Conseil supérieur de l’éducation) s’était prononcé contre ce projet de loi le 16 janvier dernier Le ministère de la Justice lance "Voyage au coeur de la justice" pour les collégiens
Paris le 20-01-2004 Dominique Perben, ministre de la Justice a lancé le 19 janvier "Voyage au c½ur de la justice", opération "nationale qui fait connaître aux collégiens l’organisation, le fonctionnement et les métiers de la Justice." Il s’agira entre janvier et juin 2004 de "reconstituer une affaire judiciaire. Les professionnels de la Justice guideront [les collégiens concernés] dans leur apprentissage : ils viendront à leur rencontre pour partager leur expérience et offrir une vision concrète du monde judiciaire. Une même affaire sera suivie par les collégiens sur l’ensemble du territoire national. Dans le cadre de l’enseignement d’éducation civique, une classe de quatrième par ressort de cour d’appel participera à l’opération. Cette classe pilote se fera l’écho du travail entrepris auprès des autres classes de son établissement", détaille le ministère. "Le parcours proposé s’appuie sur une affaire tirée d’un cas réel, l’affaire ’Damien’. Le jeune Damien s’est introduit par effraction dans un bâtiment associatif pour commettre un vol, sur place il trouve une bouteille d’essence avec laquelle il dit avoir joué. Surpris par le feu, pris de panique, il s’enfuit. Puis il est arrêté. Il est accusé d’avoir provoqué l’incendie et causé ainsi d’importants dégâts matériels. L’association propriétaire du bâtiment a porté plainte." "Le ’procès’ qui se déroulera le jeudi 3 juin 2004 dans le ressort de chacune des 36 cours d’appel du territoire national représente l’aboutissement du travail au sein des classes. La reconstitution du procès se fera au sein du tribunal, en présence des collégiens, du magistrat qui aura suivi la classe tout au long du Voyage, de quatre juges, d’un procureur et de deux avocats, chacun assurant son propre rôle." La Justice "reste un univers mal connu des jeunes générations". Le ministère relève que "deux jeunes sur trois chez les 15-24 ans s’estiment insuffisamment informés sur le monde de la Justice", selon un "baromètre" Justice/CSA d’avril 2003. Contact : Ministère de la Justice, Karine Gilberg, bureau de presse, 01 44 77 69 49, Karine.Gilberg@justice.gouv.fr
Le SNUEP-FSU (Syndicat national unitaire de l’enseignement professionnel) qu’il compte actuellement plus de 2 500 adhérents, contre 2 060 au 31 août 2003, lorsque les comptes ont été arrêtés pour les votes au congrès de la FSU.
12,6% des adhérents ont voté,
à 52,3% pour la tendance Unité et action,
31,7% pour la tendance École émancipée,
9,6% pour PRSI (Pour la reconquête d’un syndicalisme indépendant),
5% pour FU (Front unique),
et 1,4% pour la tendance "Émancipation" (fondée après la scission École émancipée).
CHÔMAGE-EUROPE. Le service des études juridiques du Sénat vient de publier une étude de législation comparée sur l’organisation de l’indemnisation et du placement des chômeurs. Le document analyse la situation dans sept pays européens : l’Allemagne, la Belgique (en mettant l’accent sur la Wallonie), le Danemark, l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et les Pays-Bas. L’examen des dispositions étrangères fait apparaître "un double mouvement", indique le Sénat : "le renforcement des liens entre l’indemnisation et le placement, qui se manifeste non seulement sur le plan institutionnel, mais aussi par mise à la disposition des chômeurs de guichets uniques et par la subordination du versement des allocations de chômage à la recherche active d’un emploi ; la recherche d’une meilleure efficacité du système de placement à travers, d’une part, la modernisation des méthodes de gestion des structures publiques et, d’autre part, le recours croissant aux opérateurs privés".
Ce document est disponible sur www.senat.fr/lc/lc130/lc130.html
Le SNES-FSU juge que si le débat national sur l’avenir de l’école "a sans doute été plus intéressant qu’un sondage, la précipitation et le centrage médiatique sur la laïcité à l’école l’ont rendu décevant".
Il s’inquiète des propos de Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, qui "avant même d’avoir eu connaissance de la synthèse, recentre le système éducatif sur la scolarité obligatoire actuelle, et prend prétexte du nécessaire développement de la formation tout au long de la vie, pour considérer comme ’désuet’ l’objectif d’augmenter les taux d’accès aux baccalauréats et aux universités". Selon l’organisation syndicale, "l’idée que l’effort de formation initiale est derrière nous, que l’on peut développer, dès le collège, un délestage des élèves quitte à leur donner ensuite une ’deuxième chance’ est ouvertement exprimée. Ce point de vue est légitimé par les renoncements que supposent des budgets qui suppriment plus de 4 000 emplois d’enseignants dans les collèges et les lycées et plus de 10 000 emplois de surveillants et d’aides éducateurs." "De la même façon, le ministre persiste à considérer que la question de l’autorité ne peut se penser qu’en termes de restauration d’un ordre scolaire d’avant la démocratisation du secondaire", déplore le SNES, qui fustige "le retour à un système sans ambition, sélectif dès le milieu du collège, fonctionnant avec des moyens humains plus réduits et des métiers soumis au ’flux tendu’, qui déjà se profilent". Contact : SNES-FSU, Geneviève Pouchin, 01 40 63 29 33, genevieve.pouchin@snes.edu
L’UNL "a exprimé sa perplexité [lors du CSE du 15 janvier 2004, examinant le projet de loi sur la laïcité dans les écoles] quant à l’idée qu’une loi interdisant les signes religieux puisse limiter les conflits intra-communautaires entre certains élèves ne respectant pas les origines, les noms à consonance ’non gauloise’, et le culte de certains autres". En outre, l’UNL estime que "cette loi ne fera qu’exclure les filles déjà trop souvent victimes d’un fanatisme religieux" et que c’est "à l’éducation de vaincre les préjugés et de défendre l’égalité des sexes". Elle juge également que la mise en application de cette loi serait "difficile" : "D’abord parce que les signes ’qui manifestent ostensiblement l’appartenance religieuse’ ne sont pas éloignés des signes ostentatoires de l’avis du Conseil d’État de 1989, et qu’ensuite le discernement prôné en la matière par Jean-Pierre Raffarin, [premier ministre] risque bien de créer encore des inégalités ! profondes." Pour l’UNL, "l’application des textes déjà existants est un préalable nécessaire et indispensable". Contact : UNL, 01 40 82 94 00, unl@wanadoo.fr
Le SNALC "dénonce publiquement et vigoureusement [la] politique inconséquente", visant à "supprimer l’épreuve d’histoire-géographie à l’examen" du brevet des collèges,
comme le prévoit "l’avant-projet de décret modifiant le brevet des collèges" (L’AEF du 08/01/2004, 39846). "Désormais, cette discipline ne serait prise en compte que dans le cadre du contrôle continu, affectée cependant du coefficient 2", précise le SNALC. L’organisation syndicale condamne le "bien mauvais coup porté à l’histoire-géographie ainsi qu’à l’éducation civique." "Il faut ajouter que ces dernières années, malgré des sujets peu ambitieux, les résultats étaient de plus en plus faibles. Faut-il être aussi aveugle pour ne pas s’apercevoir qu’ils ne sont que le parfait reflet de l’échec du collège unique ?", s’interroge-t-elle. "À l’heure où les politiques, parents d’élèves, sociologues de tout poil ne cessent de s’offusquer de l’absence de repères, de valeurs civiques des élèves, la suppression de cette épreuve symbole ne peut qu’inquiéter. On peut, dès lors, se demander quelles sont les véritables intentions de l’école de la République qui oublie son histoire au point de l’abaisser au rang de discipline secondaire", s’indigne le SNALC. Contact : SNALC-CSEN, Annette Taffin, chargée des relations avec la presse, 06 61 12 07 85, info@snalc.asso.fr


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