RAPPORT MORAL 2004/2005
Préambule
Il me revient au nom du CA de vous présenter le rapport d’activité du CDPE pour l’année écoulée. A noter, et cela a son importance que cette année est écourtée d’un mois puisque notre dernier congrès eu lieu en Mai 2004. Ce rapport s’attachera à dresser le bilan des actions écoulées et des orientations prises en commun par la FCPE 95, au regard des engagements décidés, lors du dernier congrès.
Nous disions l’an dernier, « hasard du calendrier, nos congrès se déroulent souvent dans des moments de lutte et de contestation. En 2003 ce fut le congrès de Vauréal, en plein c½ur de l’action de revendication sur la décentralisation avec la crainte d’un démantèlement du service public d’éducation. En 2004 c’était le Congrès de Marines, après le séisme des attributions de DHG catastrophiques pour certains des établissements du Val d’Oise et toujours le spectre d’une dégradation du service public d’Education ». Que dire pour cette année après ce que nous avons vécu en mars et ce qui nous attend pour la rentrée prochaine.
I Les grands axes
La situation de l’école que nous voulons promouvoir est telle qu’avant de vous faire un récapitulatif des actions menées par le CDPE il me semble nécessaire de caractériser cette année par les quatre traits qui me paraissent essentiels :
1. Le débat et les actions sur l’école et la Loi Fillon
2. Les mesures budgétaires et la DHG
3. Le débat sur la laïcité
4. La défense des droits des parents
1.La loi d’orientation pour l’école.
Le débat autour de la prochaine loi d’orientation a mobilisé beaucoup d’énergie et nous mobilisera certainement encore dans l’avenir. Il s’agit là chacun le sait bien d’un engagement traditionnel et constant de la FCPE au service de nos convictions et valeurs, loin de toute man½uvre politicienne. A l’heure où je rédige ce texte il est vraisemblable que la loi sera adoptée dans les conditions que l’on sait. Une loi sans ambition, une loi de régression, une loi qui prône le retour à la sélection renforcée et qui enterre sans le dire le collège unique alors que l’on n’a jamais donné les moyens à celui-ci de réussir. Une loi qui pour mieux détruire les fondements de l’école publique veut nous faire croire que l’école d’aujourd’hui serait la plus mauvaise de l’histoire, et pourtant.Quelques données statistiques parlantes :
En 2002 - 2003, il y avait au total 14 940 000 jeunes élèves, apprentis ou étudiants en France dont :
| écoles, collèges & lycées | apprentis | étudiants |
| 12 126 000 | 605 000 | 2 209 000 |
| dont 2 011 000 dans le secteur privé | ils étaient 600 000 en 1968 |
En fin de troisième, 60% des élèves environ passent en seconde de lycée général et technologique, 30% en lycée professionnel.
19% d’une classe d’âge en 1970 parvenait au niveau d’un baccalauréat et plus de 68% en 2004 après avoir dépassé les 70% en 2001.
62% d’une génération obtient aujourd’hui le baccalauréat (33% un bac général, 18% un bac technologique et 11% un bac professionnel ; 68% des filles, 55% des garçons), pour 28% seulement il y a vingt ans.
La proportion des sorties du système scolaire sans diplôme est descendue à 7%, soit 60 000 /an pour ce qui concerne les sorties sans qualification (pour 14% il y a 20 ans et 37% au milieu des années 60). Mais ils sont encore près de 20% soit 140 000 à sortir chaque année de l’école sans aucun diplôme de second cycle (CAP ; BEP ; Bac).
sources : INSEE et Ministère de l’Education Nationale (L’état de l’école 2004)
C’est vrai, depuis quelques années la réussite scolaire stagne. Continuer la progression est difficile. Quoi de plus normal ? Et quoi de plus normal également que l’investissement nécessaire pour faire réussir les 30% restant soit bien plus élevé que pour les 70% précédents. L’école publique a réussi son engagement pour une école pour tous mais est aujourd’hui confrontée à un autre enjeu : réussir la démocratisation de l’enseignement. Autrement dit, permettre non seulement à tous les enfants d’avoir accès à l’enseignement, mais permettre à tous d’accéder à un haut degré de connaissances et de diplômes. Pour cela il s’agit bien de ne pas en rester à l’école de l’égalité des chances (avec ceux que l’on tolère comme malchanceux) mais d’atteindre l’égalité des droits.
Pourtant chacun le sait, ce qu’un politique fait, d’autres politiques peuvent le défaire. C’est pourquoi, pour poursuivre la défense d’une école républicaine, laïque, émancipatrice, gratuite et garantissant la réussite de chaque élève, il nous faut continuer à apporter un maximum d’informations sur les conséquences de cette loi. Chacun trouvera dans les textes joints au dossier ou sur les sites de la FCPE 95 et du National, les argumentations nécessaires, les textes officiels et les diverses opinions qui éclairent l’enjeu.
Pour ce qui nous concerne, parents d’élèves, sachons trouver les mots et les gestes pour rassembler de la façon la plus large les membres de la communauté éducative et continuer à faire front pour obtenir demain ce qu’il n’a pas été possible de faire aujourd’hui. Pour mener à bien ces actions il nous faudra capitaliser tous les contacts, tous les liens que l’activité de cette année nous a permis de commencer à tisser. Je veux parler des syndicats enseignants, des syndicats lycéens, de la PEEP95 et plus globalement de toutes les familles qui sont venus nous questionner, nous interpeller parfois, mais qui ne sont pas restés indifférents dans ce débat. Demain, c’est à dire dès la rentrée c’est avec eux que nous devons nous rassembler.
2. Le débat budgétaire.
Toujours quelque peu tronqué, et cette année encore plus, puisqu’il a été mené pendant les vacances de la Toussaint, il n’a pas surpris la FCPE qui a été à l’initiative de l’opération « Carton Rouge ». Malgré les délais très courts, 200 000 cartons ont été collectés, par l’ensemble des adhérents des organisations signataires de l’appel qui les ont déposés à Matignon. Un budget qui a tenu ses promesses : il est catastrophique.A budget de régression, loi de régression. Pour la deuxième année consécutive le nombre de postes attribués sur le Val d’Oise est en très forte diminution, la baisse démographique dans le secondaire ne justifie pas tout. Les classes surchargées se conjuguent avec les pertes d’options et la centralisation de bassins d’éducation sur les bassins d’emploi Nous demandons une formation générale permettant à nos enfants de s’épanouir d’abord humainement puis d’avoir le maximum de connaissances pour faire face aux multiples évolutions économiques qui les amèneront inévitablement à changer plusieurs fois d’emploi de métier, pour trouver leurs places dans la société.
Il est clair pour nous parents que les moyens ne suffisent pas pour faire une école de qualité et nous demandons sans cesse que l’on prenne le temps de revoir certaines méthodes, de questionner les pratiques, de s’interroger sur le sens de tel ou tel enseignement. Par exemple la question de l’enseignement des langues, de l’apprentissage de la citoyenneté, de la valorisation dans et hors de l’école des matières dites « professionnelles », etc. ; Néanmoins quand les enjeux sont devant nous, quand les difficultés sociales s’accroissent, faire globalement mieux avec moins de moyens, qui peut y croire. Nous pensons que la nation doit se donner les moyens des ambitions dont elle a besoin. Sortir du cadre de la philosophie marchande avec sa « culture du résultat » sanctionné uniquement par l’Economie. Ce que nous demandons ce n’est pas que les mauvais enseignants soient moins payés que les autres qui auraient en prime plus de moyens pédagogiques ; ce que nous demandons c’est que tous les profs aient les compétences et les motivations nécessaires pour faire réussir tous les élèves car au bout de la chaîne c’est d’eux qu’il s’agit.
3. Le débat sur la laïcité
La laïcité, chacun le sait peut-être est l’un des fondements non seulement de l’école républicaine mais aussi de la constitution française. C’est même une des valeurs qui, si l’on prend la peine de la regarder pour tout ce qu’elle contient de positif, peut être le ciment au 21ème siècle d’une communauté humaine riche d’une diversité toujours plus grande qui doit le respect, la solidarité, l’entraide à chacun de ses membres mais aussi la liberté, l’émancipation de toutes et de tous comme condition incontournable de l’épanouissement de chacune et de chacun.Les débats de la rentrée ont été nourris mais moins conflictuels que l’on aurait pu le penser. Ne nous y trompons pas,il y a des réalités en trompe l’½il ; quelles sont les statistiques pour les enfants de moins de 6 ans sortis par leurs parents du système scolaire ? Est-ce que l’on peut accepter en conscience de priver une partie de notre jeunesse d’un enseignement qui ne soit pas sous l’emprise du communautarisme religieux ? Quels efforts doit faire l’Education Nationale pour montrer à ces familles que l’école de la République est la plus à même d’apporter les réponses aux questions philosophiques et morales dont elles ont besoin.
Dans sa déclaration le CA disait « il faut convaincre et non contraindre ». C’est toujours d’actualité et il nous revient parents FCPE de mener l’action en veillant à toujours à conjuguer laïcité avec respect, liberté et progrès.
4. La promotion des droits des parents.
Dans le contexte régressif qui a conduit à l’adoption de cette loi d’orientation, l’action que nous menons auprès de toute la communauté éducative pour la reconnaissance de la place incontournable des parents est une action majeure.A la FCPE nous y sommes très attachés, et je crois que nous avons raison, car c’est l’une des bases de la démocratie à l’école. Notre action n’est pas facile chacun le sait. Nous butons d’abord sur nous-mêmes parents. Le travail, les charges familiales, les différences culturelles, sociales qui peuvent-être tout autant des atouts que des contraintes. Nous butons aussi sur le monde extérieur, dont les structures poussent chacun de nous vers toujours plus d’individualisme et qui fragilisent d’autant plus l’engagement et l’action collective que nous savons bien ce qu’il faut avoir réglé comme difficultés propres pour pouvoir être à l’aise et aller vers les autres. Nous butons enfin et ce n’est pas le plus petit des obstacles sur l’institution Education Nationale : horaires, méconnaissances, corporatismes, replis frileux sur des territoires réservés, élitismes ...L’EN n’est pas que cela heureusement mais c’est aussi souvent cela.
Alors, vous pensez quand ces parents que l’on réclame à corps et à cris entrent dans l’école, on les accueille souvent à bras ouverts et parfois avec des bouquets d’épines. Globalement on a quand même très souvent bien du mal à faire reconnaître notre droit à la parole et, quand c’est le cas, à ce que celle-ci soit prise en considération.
Cela arrive pourtant au bout d’un long cheminement. Ainsi la question de la distribution du matériel d’information par les parents. Il a fallu quatre ans de frictions et de demandes pour qu’enfin et on peut le remercier, M. L’Inspecteur d’Académie, accepte d’écrire dans une lettre qu’il ne peut y avoir d’autres contraintes dans l’expression des parents que celle de leur sens des responsabilités. A nous maintenant de le faire rentrer dans la vie de chaque établissement. Mais les droits c’est aussi le droit de vote pour chacun et il nous faudra encore batailler en septembre pour que de meilleures conditions pour l’expression des parents soient enfin créées par l’Education Nationale.
Voilà pour les quatre sujets sur lesquels nous avons agi cette année et qui très certainement seront de nouveau d’actualité l’an prochain.
Il me faut maintenant, sans être exhaustif, rappeler ci-après, les principaux axes de nos interventions sur l’année écoulée.
II Notre situation d’organisation
Suite au congrès de Marines du 15 Mai 2004 le conseil d’administration s’est donné l’organisation départementale suivante :
| Président | Manuel ALVAREZ |
| Vice-Président 1er degré | Florence ZEKRI |
| Vice-Président 2nd degré | Rachid JOOMUN |
| Vice-Président en charge de l’enseignement professionnel | Michel BASA |
| Secrétaire Général | Catherine SARRET |
| Secrétaire Général Adjoint | Jean-Noël CARPENTIER |
| Trésorier | Michel HAURILLON |
| 1ère Trésorière adjointe | Catherine CARAMELLE |
| 2ème Trésorière adjointe | Evelyne GIROT |
| Autres administrateurs | Roger SCHEFFLER Françoise MEVEL Denis HARLE Jacky AUFRERE Frédéric BRUNET |
Le département s’appuie sur l’aide d’une secrétaire administrative : Frédérique ARCONTE . Sophie TRET est notre chargée de mission à temps partiel sur l’aide à la parentalité.
Nombre d’adhérents et de Conseils Locaux
A l’heure où nous imprimons ce document les adhésions ne sont pas closes, nous avons à ce jour :
4100 adhérents,
275 conseils locaux.
Cela représente donc une progression de 11% ce qui est remarquable compte tenu du fait que nous connaissions une érosion régulière depuis plusieurs années. Je crois que nous pouvons mettre cela au crédit de l’investissement de nos Conseils Locaux et d’une remobilisation particulièrement sensible dans les écoles maternelles et élémentaires. Le rôle de notre partenariat avec la MAE dans la distribution du matériel de rentrée est sans doute également à mettre au positif de ce bilan. Il faut cependant moduler ces chiffres par le fait que dans notre volonté de poursuivre les efforts de redressement et de clarification de la structure départementale, nous vous présentons aujourd’hui les résultats de l’année civile 2004 et non de l’année scolaire comme c’était le cas précédemment. Ce que nous ferons également les années prochaines. Toutes les adhésions qui arrivent aujourd’hui, sans parler de celles qui restent encore dans les tiroirs des Conseils locaux, compteront pour l’exercice 2005. Afin d’être le plus près possible de la réalité nous avons donc, soustrait pour le rapport moral, 240 adhésions qui correspondaient en fait à l’exercice 2003 mais qui sont arrivés en Janvier 2004. Elles sont néanmoins intégrées sur l’exercice 2004.
Résultats des élections dans le Val d’Oise :
| Résultats électoraux du 95 | 2003 | 2004 |
|---|---|---|
| 1er Degré (résultats partiels) | 38,4 % | 37,54 % |
| 2ème Degré | ||
| - Collèges | 52 % | 51 % |
| - Lycées | 59 % | 59,35 % |
Nous avons apprécié cette année que l’Inspection d’Académie nous ait communiqué le résultat des élections de parents d’élèves pour l’année 2003 et 2004. Ces résultats sont encourageants bien que le nombre de votants soit bien trop faible, mais qui en porte la responsabilité ? Quelle campagne nationale d’information a été menée par le Ministère de l’Education Nationale ? Quels moyens ont les circonscriptions et les établissements pour relayer l’information ? Quels moyens donne-t-on aux fédérations de parents pour communiquer largement ?
Ces résultats sont aussi un indicateur qui pèse dans les demandes que la FCPE, de façon large, peut être amenée à formuler auprès des institutions et collectivités territoriales, ne les sous- estimons pas.
Mise en place d’une équipe renouvelée mettant en place avec l’aide des plus expérimentés d’entre nous des formes de travail collectif permettant à chacun de prendre sa place dans les décisions.
Responsabilisation des membres du Bureau et du Conseil d’Administration sur des tâches particulières (Aide à l’intégration des enfants en difficulté ou handicapés,les enfants du voyage, les débats citoyens, UNSS...),
Participation aux différentes commissions et délégations départementales (Inspection d’Académie, syndicats enseignants, ...) régionales (Rectorat, Comité Ile de France FCPE, MAE...).
Malgré un nombre toujours trop limité d’administrateurs, la volonté et l’investissement des membres présents nous ont permis d’être présents à l’essentiel des réunions des différentes commissions et instances départementales. Contrairement à l’an passé, le travail collectif du CA, nous a permis de réaliser deux encarts à ce jour sur lesquels je vais revenir.
Le nombre de circulaires a été maintenu en nous efforçant de leur garder leur spécificité d’outils techniques dont l’utilité est plébiscitée par les conseils locaux.
La communication reste pour le CDPE un souci constant car nos ressources financières et humaines limitées nous obligent souvent à nous freiner, et à utiliser, peut-être de trop, l’outil Internet alors que le support papier et surtout le contact humain sont indispensables à la bonne information et à la bonne compréhension.
Nous le répétons, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
III Nos actions départementales
Renforcement des liens du CDPE avec les CPE
Il s’agit là d’une action prioritaire à laquelle nous consacrons beaucoup de moyens, de temps et d’énergie. Nous avons en ce sens poursuivi et développé les actions engagées l’an passé, et la vie plus sereine du CA cette année, nous a permis de nous concentrer sur les actions qui nous paraissaient essentielles :
1. Du site WEB fcpe95.com
Grâce à l’investissement passionné et bénévole d’Eric Ferret, notre Webmaster, l’évolution de notre site continue et progressivement nous espérons que chaque administrateur sera en mesure de le rendre toujours plus réactif et utile pour les CPE de son secteur.
Différentes possibilités s’offrent à nous :
infos générales sur la FCPE (lien avec le site national), infos sur le CDPE, secteurs des administrateurs et boite mails.
Consultation des BO (avec liens), des circulaires.
La rubrique « agenda » donne en direct des infos sur les actions du CDPE 95 et sur les manifestations organisées au niveau départemental et local.
Forum et débat d’idées.
Liens divers & adresses utiles.
Des rubriques actives telles que « Absences d’enseignants » ou « l’activité des CPE » commencent a apparaître ce qui montre que le site se tourne de plus en plus vers une interactivité en phase avec les préoccupations de nos adhérents.
Les éditoriaux et les articles nouveaux sont de plus en plus fréquents ce qui indique également une activité en hausse.
L’implication plus régulière d’un nombre plus important de CPE dans la réalisation des articles et la gestion des pages locales sera un gage d’utilité et peut-être d’efficacité.
2. L’Encart Départemental
Parce que la communication la plus large avec tous nos adhérents est une de nos préoccupations majeures, nous avons décidé de consentir un gros effort pour réaliser nos encarts départementaux dans la revue nationale de la FCPE. Effort financier certes, même si celui-ci, du fait des améliorations techniques, est moins coûteux que par le passé, mais notre situation actuelle nous invite vraiment à mesure au centime près chaque dépense. Nous vous devons des comptes. Effort personnel car la coordination de ce travail assurée par Jean-Noël Carpentier, la rédaction des articles par un nombre important d’administrateurs est un investissement humain lourd et même si les échos qui nous reviennent sont très encourageants, nous aimerions avoir votre opinion sur ce matériel pour le corriger et l’améliorer encore.
3. Maintien des actions de formations
Comme chaque année, des séances de formations ont été organisées au CDPE :
Une formation premier degré animée par Florence Zekri et Roger Scheffler abordant les problèmes liés au conseil d’école, coopérative scolaire, le rôle des parents élus.
Une formation des trésoriers assurée par Catherine Caramelle.
Une formation aux commissions d’appel, assurée en mai, pour mieux appréhender le rôle des parents désignés au sein des commissions, sera proposée dans les semaines à venir.
Une formation REAAP assurée par Sophie Tret.
Nous déplorons l’annulation de la séance de formation second degré et du cafouillage qui s’en suivit, en espérant qu’un renforcement du prochain CA nous permettra d’être sur plusieurs actions en même temps.
4. Organisation d’une matinée des Conseils Locaux
Cette année nous avons décentralisé cette matinée en la tenant le 27novembre 2004,au Collège Voltaire de Sarcelles et le14 décembre 2004, au Lycée Kastler de Cergy. Un nombre plus important d’adhérents que l’an passé y a participé ce qui nous encourage à poursuivre dans cette voie.
Cette matinée qui a plusieurs fois changé de nom est devenue un rendez-vous incontournable pour nos conseils locaux.
Une fois dans l’année, c’est une proposition de rencontre de nos différents adhérents sur l’ensemble du département. Un moment important d’échange, des problèmes de terrain que l’on soit 1° ou 2° degrés. Un échange de stratégies par rapport à des situations rencontrées. Cette année les deux thèmes forts abordés : le Budget 2005 et La nouvelle loi d’orientation.
5. Le chargé de mission départemental
La situation financière dont vous aurez les éléments dans le rapport financier nous oblige à procéder au licenciement économique du chargé de mission sur l’aide à la parentalité. Ce poste visait à optimiser l’action de la FCPE et surtout à favoriser l’implication des familles dans la scolarité de leurs enfants. Il se déclinait en 4 missions :
1. Soutien aux actions des conseils locaux de parents d’élèves.
2. Soutien individualisé des familles en difficulté avec l’école.
3. Les REAPP, Réseaux d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents.
4. Communication et partenariat.
C’est avec beaucoup de regrets que nous avons du procéder ainsi. L’activité développée conjointement dans un premier temps par Catherine Sarret et Sophie Tret, puis par Sophie seule, était reconnue et valorisée par tous nos partenaires. Cette action avait été un élément de crédibilisation de la FCPE95. Arrêter ce poste n’est donc pas une remise en cause personnelle des qualités et des compétences développées par nos deux adhérentes. La suppression de ce poste était inévitable compte tenu du déséquilibre financier qu’il engendrait de façon structurelle pour notre département. Agir ainsi ne sera cependant pas suffisant pour pérenniser le retour à l’équilibre que nous attendons pour 2006. Notre ressource financière essentielle reste l’adhésion de nos membres. Développer le nombre de nos CPE est donc étroitement lié au développement de notre activité.
6. Débat sur l’école
Un véritable débat en profondeur est à développer sur les enjeux de l’école et de l’éducation. Et en la matière, on ne peut en rester à la consultation formelle, qui a précédé la présentation du rapport Thélot et de la loi d’orientation dite loi Fillon. L’an passé, lors du débat pour l’école nous avions pris l’initiative d’organiser quatre débats pour l’école dans le Val d’Oise. Cette année encore nous voulons poursuivre cette démarche qui permet d’échanger, d’informer et de réfléchir ensemble au contenu et aux conditions nécessaires pour une véritable école de l’avenir pour nos enfants. Ainsi au sein du « Collectif pour l’Education dans le Val d’Oise » nous participons à l’organisation de trois débats pour lesquels nous avons pour notre part sollicité et obtenu la participation de dirigeants nationaux de la FCPE : Georges Dupon-Lahite, Faride Hamana et Isabelle Jalabert.
Dans le même esprit nous nous associons aux initiatives locales de toute nature permettant de rassembler la communauté éducative autour de réflexions et d’actions pour un autre projet éducatif. Ainsi le débat sur le rôle et la place de l’école maternelle, organisé par notre CPE de l’Ecole maternelle Orgemont à Argenteuil, qui s’est tenu le 12 mars. Et nous sommes volontaires pour soutenir et apporter les initiatives locales qui se présenteraient.
7. Le CDPE a participé à différentes manifestations départementales :
Le collectif contre le racisme
Avec la mise en place d’une plaquette d’informations et d’une action commune sous forme d’une journée multi initiatives le 18 mars à Cergy.
Le salon de l’étudiant à Pontoise.
8. Le CDPE est représenté dans les différentes commissions Départementales de l’Education Nationale :
Commission Départementale de l’Education Spécialisée - (CDES). C’est la Commission qui a le calendrier le plus chargé : 11 plénières par an !
Conseil Départementale de l’Education Nationale - (CDEN)
5 plénières ordinaires et 1 plénière extraordinaire avec un ordre du jour à thème (en 2005, les résultats scolaires dans le Val d’Oise -Thème déterminé sur notre proposition). C’est la commission à laquelle le nombre de nos représentants est le plus élevé : 6. Elle est importante car tous les acteurs de l’école du département sont présents : Le Préfet et l’Inspecteur d’Académie, les syndicats enseignants, les associations de parents d’élèves, les représentants des collectivités territoriales (Maires, Conseillers Généraux et Régionaux, les DDEN (délégués départementaux de l’Education Nationale, l’UDAF (Union départementale des associations familiales). C’est au sein de cette commission que l’Inspecteur d’Académie présente le bilan de rentrée et la politique de carte scolaire. Un CDEN est spécifique à la DHG des collèges au conseil général.
Nous siégeons dans d’autres commissions départementales : la sécurité routière, les transports, les bourses, UNSS... les calendriers de rencontres sont moindre (2 plénières/an) notre présence est importante.
Pour certaines comme la toxicomanie, la maltraitance, la prévention de la délinquance nous déplorons leur inactivité.
9. Sur le plan régional :
Nous nous sommes réinvestis dans le comité de la FCPE Ile de France dont le but est l’échange d’informations et la coordination des actions FCPE au niveau régional. Cette instance est également le lieu où sont désignés les membres qui la représenteront Comité Inter-Académique (CIEN) équivalent au CDEN mais au niveau régional.
10. Nos relations partenariales
Je voudrais insister sur la qualité de nos rapports avec les syndicats enseignants avec lesquels nous avons développé des relations de coopération et d’échanges réguliers qui nous permettent une meilleure compréhension et réactivité sur bien des points. Cela n’enlève en rien à la franchise du débat ni à l’identité de chacun, vous vous en doutez bien, et nous y sommes très vigilants . Leur contribution notamment avec nos autres partenaires du monde de l’éducation populaire dans l’organisation des débats départementaux est à souligner. La qualité des apports et le temps que chacun y consacre sont importants. Je voudrais aussi souligner l’évolution de nos relations avec l’Inspection d’Académie avec qui nous maintenons des relations franches , directes, respectueuses et constructives. Et si parfois la vigueur de nos propos est à l’image de situations que nous dénonçons, nos interlocuteurs savent bien que nous ne confondons jamais la qualité des personnes que nous avons en face de nous avec l’institution qu’elles représentent et à qui elles doivent des comptes. Nous notons d’ailleurs une amélioration dans la prise en compte de nos demandes qu’elles émanent des conseils locaux que nous relayons ou directement du CDPE et nous espérons que cela se poursuivra malgré des marges de man½uvre très étroites de l’administration académique et rectorale. L’Inspecteur d’Académie, accompagné de son secrétaire général, seront d’ailleurs présents au Congrès départemental. C’est à souligner et à apprécier.
Voilà en ce qui concerne, pour l’année passée, l’essentiel des chantiers sur lesquels nous avons travaillé.
IV Conclusions
Je voudrais conclure en insistant brièvement sur quelques sujets d’actualité qui mobilisent la préoccupation quotidienne des parents et donc des conseils locaux.
Remplacement des enseignants Je veux parler de l’insuffisance d’enseignants remplaçants qui devient de plus en plus criante : c’est ce qui nous a amené à vous proposer une rubrique spécifique sur le site et une série d’actions pour développer une riposte collective coordonnée à la hauteur des difficultés que nous rencontrons dans tous les établissements du 1er et du 2nd degré.
L’Ecole maternelle Son rôle fondamental dans les apprentissages et la socialisationàbeau être très largementreconnu, de lourdes craintes continuent de grandir sur la pérennisation et la volonté d’amélioration du système. Ainsi la loi d’orientation, ainsi la façon de pointer les dysfonctionnements constatés de çi de là sans y apporter de solution. Et aussi le manque évident de moyens locaux pour créer les conditions matérielles pour un accueil optimum des moins de trois ans.
L’apprentissage des langues Qui peut nous dire où est la cohérence en cette matière entre la mise en place d’un dispositif volontariste de classes bilangues dont la mise en ½uvre ne correspond pas aux objectifs, une initiation en élémentaire portée au gré de la volonté et des compétences des individus, et une loi d’orientation qui en fait un enseignement de qualité pour certains et minimal pour les autres. Obtenir de vrais conditions d’enseignement des langues en prise avec l’ouverture au monde reste encore un enjeu qui mérite que les parents interviennent dans le débat.
L’orientation La loi d’orientation accélère un processus vers une prédétermination de l’orientation professionnelle comme si le seul avenir de l’enseignement était professionnel. Nous sommes pour une meilleure liaison entre l’école et les entreprises parce que nous pensons que les élèves d’aujourd’hui, acteurs économiques de demain, peuvent beaucoup apprendre de l’ensemble des composantes du monde du travail. Pourtant cela ne peut se faire en inféodant l’enseignement aux décisions à court et moyen terme du monde économique, au risque de réduire l’ambition humaine, sociale et y compris professionnelle des projets d’établissement et des individus.
Education ou répression Mais aussi du développement du répressif à la place de l’éducatif : Nous constatons que le nombre de Conseils de Discipline et d’exclusions d’élèves tend à se développer de façon alarmante. C’est à n’en pas douter la logique répressive dans laquelle s’inscrit l’Education Nationale et qui a déjà conduit à la modification de la composition des conseils de discipline dans lesquelles siègent aujourd’hui deux enseignants supplémentaires. Et avec le mauvais esprit du Collège Chavanne, c’est aussi le retour, qui se voulait discret, de la punition collective. Nous ne contestons pas la nécessité selon les cas de devoir présenter tel ou tel élève à un Conseil de Discipline, nous en contestons l’utilisation systématique pour ne pas dire abusive alors que dans le même temps les mesures alternatives et préventives ne sont pas ou peu développées. Ainsi que deviennent les CESC ? Pourquoi quand ils existent, ne les fait-on pas vivre vraiment hors d’un formalisme asphyxiant ? Qu’en est-il des commissions de médiation éducative ? Qu’en est-il des assistants d’éducation qui ont disparu en élémentaire et fortement diminué dans le secondaire ? L’école doit rester un lieu d’éducation où même la sanction doit être éducative. Mais attention, certains se complaisent dans le registre sécuritaire et voudraient même nous entraîner plus loin. Méfions nous de ne pas banaliser le fameux rapport Benisti (député UMP ex responsable de la PEEP du 94) dont le rapport sur la sécurité intérieure fait froid dans le dos ; un amalgame à l’extrême, de la délinquance et de l’immigration, dans une démonstration pseudo scientifique qui rappelle d’anciennes théories sur le lourd handicap génétique des « races inférieures ».
Le statut des parents A l’heure où le CDPE entend poursuivre son action pour élargir le nombre de ses administrateurs et valoriser autant que faire se peut l’engagement associatif et citoyen au service de tous et de chacun, un combat ancien concernant le statut de délégué parent prend un éclairage nouveau. Celui-ci permettrait peut être à certains de franchir le cap et de s’engager dans un mandat départemental. Une déclaration en ce sens a été adoptée au CDEN de rentrée, d’autres actions portées par la Fédération et le politique seront à développer pour qu’il devienne un élément incontournable d’une autre loi d’orientation.
Solidarité nationale Aujourd’hui en France 1 million d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté et subissent souvent des difficultés scolaires. Et selon le dernier rapport de l’UNICEF la France n’arrive qu’au 7ème rang pour le niveau de pauvreté de ses enfants dans les pays riches. Certes loin devant les USA, bons derniers avec le Mexique, mais derrière la Norvège, Les perspectives qui nous sont proposées sont malheureusement peu engageantes : Désengagement de l’Etat sous prétexte de décentralisation (on vient de procéder à celle des ATOS sur les départements, mais où sont les moyens correspondants ?) Mise en place des dispositifs de réussite éducative à la rentrée 2005/2006 :dont l’ objectif sera de cibler parmi les élèves en difficulté ceux qui le sont plus que les autres pour les amener à un niveau acceptable socialement. Pour cela les moyens seront concentrés sur l’accompagnement psychologique et les tutorats familiaux. Ainsi la qualité de l’enseignement, l’amélioration des dispositifs RASED et les moyens sur le temps scolaire diminueront au profit du périscolaire qui sera déterminé par les choix municipaux et les ressources communales. C’est ce qui s’appelle jouer la cohésion sociale contre la solidarité nationale. Demain il nous reviendra d’agir pour que l’intervention publique au service de l’éducation de la nation se maintienne au plus haut niveau possible. Mais n’oublions pas que ce niveau c’est à nous, en partenariat avec toute la communauté éducative, d’en déterminer le sens.
Pour conclure, il faut maintenant décider des orientations pour l’année à venir, je ne doute pas que les échanges seront nombreux et enrichissants.
Bon travail à tous....



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