Le gouvernement vient d’annoncer la suppressionde 8700 postes dans l’Education Nationale en promettant que cela n’aurait pas de conséquences négatives sur la qualité du travail fourni, bien au contraire. En fait, la casse de l’Education Nationale se poursuit sans relâche. Voilà la réalité de l’ambition gouvernementale en matière de projets d’avenir et de réussite scolaire pour nos enfants. Dans le Val d’Oise nous sommes plutôt bien placés pour savoir que depuis que l’opération « réduction des moyens » à été engagée il y a trois ans les résultats scolaires ne grimpent pas en flèche loin de là. Pour la rentrée prochaine nous savions déjà que 2400 heures étaient supprimées dans le secondaire, des options restreintes, l’apprentisage des langues en pleine débandade, des filières supprimées,.... Pour l’école élémentaire les informations données par les syndicats enseignants et par la presse (aucune communication aux parents d’élèves de la part de l’IA) indiquent un alignement comptable des moyens sur le nombre maximum d’enfants pouvant être accueillis par classe. Ce qui signifie que chacun peut s’attendre à voir les moyennes en ZEP flirter ou dépasser la norme et que hors ZEP les classes trentenaires feront florès. Qu’en est-il des moyens supplémentaires pour l’accueil des moins de trois ans, des enfants handicapés, des enfants non francophones, de la lutte contre l’illétrisme, etc etc .. . ? Qu’en est-il des moyens pour développer les concertations entre enseignants et avec les parents ? Qu’en est-il du développement des outils éducatifs pour agir contre les racines de la violence ? On est loin de « l’Ambition Réussite » chantée sur tous les toits par la chorale Borloo et Cie. Et ce ne sont pas les miettes supplémentaires apportées sur un plateau rutilant à quelques collèges qui masqueront les mesures de régression généralisées. Faute de relance économique c’est en sacrifiant l’avenir de nos enfants que le gouvernement espère réduire ses déficits budgétaires. C’est exactement l’inverse des besoins de la nation. Il faut investir maintenant pour maintenir les emplois d’aujourd’hui, créer ceux de demain et faire face aux enjeux du présent comme du futur.Et cela tout particulièrement dans l’Education Nationale qui doit redevenir le premier budget de la nation.
Manuel Alvarez Président FCPE 95


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