Déclaration CDEN du 14 mars 2003
Monsieur Le Préfet, Monsieur l’Inspecteur d’Académie Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs,
Nous sommes réunis cet après midi pour discuter de la DHG des collèges alors que les conseils d’administration ont déjà voté ?... : comme pour le 1er degré, M. l’Inspecteur d’Académie a clairement réaffirmé le principe de majoration qualitative pour donner plus à ceux qui ont besoin de plus. Nous l’avions déjà exprimé le 31.01.03 : nous ne pouvons que soutenir cette décision. Il ne faudrait pas, cependant, oublier pour autant les non ZEP/REP qui ne sont pas tous des secteurs privilégiés. La chute non négligeable de 1200 élèves doit être mise au profit de l’amélioration des conditions d’enseignement en maintenant les moyens afin de ne pas mettre en péril les classes à projets qui ont déjà fait leurs preuves : insertions, voies professionnelles ou européennes. Quelques heures en moins générant des disparitions de classes et les projets d’établissement sont fragilisés, maintenus aux dépends des autres élèves. Par ailleurs, la mise en place des IDD et leur généralisation au 4èmes sans moyens financiers supplémentaires repose sur un paradoxe :
Obligatoire pour les élèves (avec note prenante dès 2005 pour la nouvelle version du brevet d’études approfondies),
Sur la base du volontariat pour les enseignants.
Peut-on en dresser un premier bilan ? Quelle va être la position de l’Education Nationale pour les établissements où ils ne seront toujours pas mis en place ? Quelles seront les conséquences pour nos enfants ? Les différents projets qui nous reviennent sont tous très attrayants mais montrent une fois de plus les inégalités du terrain et les risques de filiarisations.
Nous saluons l’arrivée de 6 infirmières scolaires mais s’agit-il de créations de postes ou de remplacements ? Le département du Val d’Oise mène une réflexion de fond sur l’AIS en lui consacrant un CDEN spécial. Peut-être faudra t-il se poser la question de la continuité de l’énorme travail fait dans le 1er degré pour les élèves en grande difficulté scolaire mais qui ne relèvent pas pour autant des SEGPA.
Le 28 février à ROUEN lors des Assises des libertés locales M. RAFFARIN disait : « Les régions prendront en chargent l’orientation scolaire et l’information sur les métiers ». Quels choix restera t-il pour nos enfants ? Quel est le devenir des conseillers d’orientation psychologues ? « Le département doit être responsable de la carte des secteurs de collèges » Quelle garantie de mixité sociale ? « Les personnels ATOS ont pour vocation de servir sous l’autorité des collectivités ». Il n’y a plus de garantie nationale ; chacun ira de ses choix suivant ses finances ! Comment ne pas s’interroger sur les informations qui nous parviennent concernant la médecine scolaire et les assistantes sociales. Que vont devenir leurs missions ? Seront-elles présentes dans les établissements ?
Le 1er Ministre a tranché sans concertation et sans débat. C’est pourquoi la FCPE ainsi que plusieurs syndicats ont décidé de ne pas siéger au Conseil Supérieur de l’Education et appellent à participer au mouvement de protestation du 18 mars prochain.
Les interrogations sont grandes pour le futur du service public qu’est l’Education Nationale. Le manque de communication et de concertation confère l’ensemble des citoyens dans une grande inquiétude pour l’avenir... L’éducation des adultes en devenir doit être une priorité pour une nation avec une égalité de traitement sur tout le territoire français....
Je vous remercie


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