Chers amis, chers camarades,
Comme dans vos départements, le système éducatif dans le Val d’Oise est en danger :
la scolarisation des enfants de moins de trois ans est en baisse constante ; la disparition de l’école maternelle est organisée
le rétrécissement drastique des choix des langues amène à la disparition pure et simple de l’allemand
la suppression de 10.000 heures d’enseignement hebdomadaires en 5 ans équivaut à la fermeture de 5 lycées.
Autant d’illustrations de la mise en œuvre de la loi Fillon.
Avec Monsieur Fillon 1er ministre, il n’est plus l’heure de tergiverser, l’action est plus que jamais de mise. Face aux discours démagogiques, mettons nos valeurs et notre expérience en avant. Ainsi, malgré les dispositions réglementaires du décret de l’été 2006, l’expression des parents, leurs droits, leur place, leurs revendications dans et pour l’école restent à conquérir. Que pouvons-nous attendre de ce nouveau gouvernement libéral, dont plusieurs responsables nationaux FCPE ont dénoncé la volonté de marchandisation de l’école publique qui nie les droits des parents. Nous en avons eu une illustration dès ce congrès, où la visite du ministre Darcos interdit toute expression publique des revendications des parents : notre banderole pourtant utilisée publiquement depuis plusieurs semaines dans le Val d’Oise, est arrachée par la police à l’entrée de notre congrès sur décision du Préfet et du Ministre. Demain, dans les départements, qu’en sera-t-il de l’expression des parents ? Nous pouvons craindre que les droits et la place des parents à l’école ne soit traités à la même enseigne. Les propos du ministre à notre congrès ne peuvent pas nous rassurer et encore moins nous convaincre. La casse programmée de l’école publique est en route.
Par exemple, dans le Val d’Oise, la réduction drastique de moyens a pour conséquence les plus mauvais résultats scolaires de France. C’est le fruit des politiques menées par les prédécesseurs de Darcos qu’il a lui-même contribué à développer. Pour nous, c’est inacceptable. S’il y a besoin de rupture politique, ce n’est pas celle promise par le nouveau gouvernement. Face à cette politique libérale, quel doit être le rôle de la FCPE ? Ce sont nos propres actions qu’il faut réévaluer et porter le plus collectivement possible. La clarté de nos engagements s’impose.
Sur les enfants sans papier : acceptons-nous le discours hypocrite du ministre qui dit protéger les enfants alors que leurs parents sont arrêtés ?
Le droit des enfants s’arrête t-il à la porte de l’école ?
La fédération, son conseil national, vont-ils impulser une véritable campagne pour la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ? donnera t-on aux CDPE les moyens d’agir ensemble ?
Au-delà des procédures juridiques, l’article 89 de la loi du 13 aout 2004 pose surtout la question des valeurs fondamentales de la république et des moyens de l’école publique. Quelle action sur l’idée de la laïcité mènera t-on ?
Enfin la carte scolaire : ce sont bien les inégalités sociales qui sont à la base de la fuite et de l’évitement. En modifiant la sectorisation, le gouvernement actuel veut faire croire que c’est l’école qui en serait responsable, pour mieux dédouaner les choix politiques qu’il va prendre et développer. Quelle réponse apportons nous ?
Pour le 95, c’est dores et déjà le choix de la riposte aux orientations gouvernementales que nous appelons à construire ensemble.
Pour la délégation du Val d’Oise Sophie Tret Secrétaire Générale


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