Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration,
Il n’est pas coutume que des administrateurs représentant les parents d’élèves lisent une déclaration liminaire aux travaux du premier conseil d’administration de l’année scolaire. Cependant, au début de la seconde année de fonctionnement de notre collège Louis Hayet, il nous a semblé utile et nécessaire, d’une manière unanime, de dresser un bilan et d’amener en débat des propositions. permettant aux parents d’être à part entière des partenaires, des co-éducateurs.
Pour commencer, nous tenons à réaffirmer l’article premier de la loi du 10 juillet 1989 qui régit notre système éducatif. Il stipule notamment en son premier alinéa : « Le service Public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves... ». Cet article doit être notre ligne de conduite au quotidien. L’organisation de notre collège doit être centrée autour de l’élève. A ce titre, les règles de vie collective au collège, appelées plus communément règlement intérieur, doivent être partagées et respectées par l’ensemble de la communauté éducative constituée, permettez-nous de le rappeler, des élèves, des personnels enseignants, non enseignants et des parents. Or, nous tirons le constat après une année de fonctionnement, que malgré les promesses faites en début d’année dernière, aucun groupe de travail, composé de représentants de l’ensemble de la communauté éducative, n’a été mis en place pour réfléchir à une charte de la vie scolaire élaborée, acceptée et comprise par tous. En lieu et place, il a été demandé aux membres du conseil d’administration de valider des retouches d’ordre légal ou organisationnel en dehors de toute réflexion collective largement partagée. Pour les représentants que nous sommes, ces pratiques ne doivent pas être de mise dans cet établissement. La concertation autour des règles de vie est une nécessité, y compris en terme d’apprentissage de la citoyenneté par nos élèves. A ce titre, nous demandons à l’ensemble de nos partenaires au sein de ce conseil de lancer les travaux d’une commission chargée de bâtir la charte de la vie scolaire du collège Louis Hayet. Nous pourrions raisonnablement envisager que cette charte soit appliquée dès la rentrée prochaine.
De même, le deuxième alinéa du dit article précise : « Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté. ». Il implique que le collège remplisse ses missions éducatives non seulement dans le domaine des enseignements fondamentaux mais aussi en matière de santé et de citoyenneté dans la société. Le Comité d’Education à la Santé et à la Citoyenneté est un outil légal et réglementaire que notre conseil d’administration doit faire vivre. Elire quelques membres comme nous le proposera Madame la Présidente, tout à l’heure ne suffit pas. Ensemble, nous devons le bâtir à l’image de notre environnement. Sa composition doit refléter toutes les composantes que les textes abordent clairement. La violence sous une forme ou une autre, existe au sein de notre établissement et les conduites à risque n’y sont pas absentes. Nous demandons donc que la composition du CESC intègre tous les intervenants de la communauté éducative, notamment des représentants des municipalités et de toutes les associations de parents d’élèves (contrairement à l’année dernière). Nous souhaitons aussi que des réunions soient programmées et tenues sur l’année, pour permettre au CESC de remplir efficacement son rôle éducatif. Le conseil d’administration a le devoir de mettre en route un CESC qui à partir d’un état des lieux qualitatif et quantitatif des écarts aux règles de vie collective (incidents, violences, incivilités, heures de colle, exclusions, commissions et conseils de discipline, etc....) réfléchira, proposera et engagera une démarche offensive en matière de lutte contre la violence et les conduites à risque.
Concernant la restauration scolaire, des parents nous informent régulièrement du prix élevé, de menus pas toujours équilibrés, du manque de certains plats en fin de service ou de problèmes de cuisson ou réchauffage. Nous souhaitons donc la mise en place d’une commission restauration afin de pouvoir améliorer les repas de nos enfants.
En matière de communication la première remarque dont nous sommes porteurs au nom des parents d’élèves est le manque de considération pour les parents délégués dans les conseils de classe. Les horaires en pleine journée, incompatibles avec l’exercice d’activités professionnelles, notamment au cours du 3ème trimestre, ne créent pas les conditions du plein exercice du mandat que la loi nous reconnaît. Notre intervention auprès de l’inspecteur d’académie a permis le décalage de quelques conseils. Trop peu, nous le regrettons. Réduire les délégués parents à un rôle de secrétaire de séance ne nous satisfait pas. La voix des parents a toute sa place au sein des conseils de classe. Enfin, le sentiment perçu par nos délégués que les décisions sont prises et non pas seulement préparées, préalablement au conseil de classe est insupportable aux partenaires que nous sommes. Le conseil de classe doit jouer son rôle, et à partir des résultats des élèves, des remarques de l’équipe enseignante et de son débat propre, pouvoir décider des appréciations du bulletin trimestriel et des orientations s’il y a lieu.
Ensuite, informer les familles des évènements scolaires (absences de professeurs, réunion parents professeurs,...) ou périscolaires (assemblée du FSE, ...) du collège est essentiel pour une bonne participation et un bon encadrement des adolescents. Il est à regretter que cette information soit souvent tardive et ne permette pas aux parents d’organiser leur vie professionnelle. Anticiper, informer au plus près de l’évènement, c’est créer les conditions d’une plus grande implication des familles. Nous faisons confiance à l’administration et à la vie scolaire pour intégrer cette remarque.
Enfin, un point incontournable à évoquer est la communication au sein de notre conseil. Fait rare, nous avons connu l’année dernière un blocage sur des points à inscrire à l’ordre du jour. Une séance a même dû être reportée. A plusieurs reprises, les administrateurs représentant les parents n’ont pu communiquer à la présidente des questions à aborder, faute d’avoir convenu de pratiques au sein de notre instance. Les élus responsables que nous sommes ne peuvent imaginer que ces situations vont perdurer. Dès cette réunion, des règles de fonctionnement doivent être décidées afin que chaque membre du conseil d’administration puisse assurer pleinement son mandat et demander l’inscription d’un point à l’ordre du jour dans des délais raisonnables.
Sans être trop exhaustif, voila quelques points que les parents à l’unanimité voudraient voir progresser pour ensemble bâtir l’avenir de nos jeunes.
Merci de votre écoute et de bien vouloir joindre cette déclaration au compte-rendu.
Les administrateurs élus représentant les parents d’élèves.


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