Paris, le 10 avril 2006 Toutes les organisations étudiantes et lycéennes qui luttaient contre la CPE ont salué une « victoire historique » après le retrait de l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances instaurant le CPE.
Le Premier ministre aura beau avoir tenté, dans une dernière manœuvre perfide, de faire porter la responsabilité de la dégradation de la situation sociale et politique sur les « désordres » étudiants et lycéens, il n’aura convaincu personne : le CPE était une réponse détestable au chômage des jeunes, aux préoccupations qu’ils expriment pour leur avenir.
Parce qu’elle s’est mobilisée avec une grande maturité sur une cause juste, la jeunesse a gagné son combat.
Pour sa part, la FCPE veillera à ce que les lycéennes et les lycéens ne soient pas sanctionnés, d’une façon ou d’une autre, pour leur engagement militant et citoyen.
La FCPE souhaite désormais qu’un véritable dialogue social s’engage afin de lutter contre la précarisation de la jeunesse, pour le droit à une véritable éducation pour tous excluant toutes les mesures d’exclusion précoce du système éducatif et ses conséquences.
Une belle victoire mais certaines mesures de la loi dite pour « l’égalité des chances » sont à combattre.
La FCPE continuera à se battre dans les collèges contre l’apprentissage à 14 ans et son corollaire le travail de nuit dès 15 ans.
Elle engage ses représentants dans tous les établissements à être particulièrement vigilants sur le contrat de responsabilité parentale, véritable dispositif de répression des familles en particulier des plus démunies.


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