Dès le 3 septembre, les représentants de parents d’élèves sont alertés de l’absence d’enseignants dans certaines matières (français, maths, physique, anglais, histoire, géographie). A cette date ce sont près de 80 h de cours par semaine qui ne sont pas assurées soit 10% du volume hebdomadaire du lycée ; 11 classes sur 24 sont touchées.
Parmi les situations les plus critiques :
Une classe de 1ère L passant pour le bac l’épreuve anticipée d’enseignement scientifique en fin d’année, n’a pas de prof de physique.
Une classe de Terminale STG ayant une épreuve de mercatique (coefficient 12 au bac) n’a pas d’enseignant dans cette matière.
Une classe de seconde n’a pas de profs de maths ni de français,
Une autre classe de seconde n’a pas de maths, français et physique,
Une dernière classe de seconde n’a pas de physique ni d’histoire.
Les classes de bac pro commerce et BEP VAM (vente action marchande) n’ont aucun des enseignements généraux : maths, français, anglais.
Dès le 8 septembre, la FCPE du lycée dépose une demande d’audience auprès de l’Inspection Académique, représentante de l’Education Nationale dans le département.
Le refus d’audience signifié le 11 septembre par l’Inspection Académique et transmise aux parents par l’intermédiaire du proviseur est l’élément déclencheur de cette journée d’action du 16 septembre.
Cette rupture de dialogue et ce refus de communication de la part des représentants de l’Education Nationale n’est pas acceptable et ne laisse aucune autre issue aux parents d’élèves qu’un blocage temporaire.
Le 16 septembre, une journée de blocage est organisée devant le lycée à partir de 8h.
Dès 8h15, 2 journalistes de France 3 Ile de France sont présentes pour filmer et effectuer des interviews. Le reportage sera diffusé au cours du 19/20. Un journaliste de l’Echo du val d’Oise est également présent. Le blocage est également signalé par le lycée à la gendarmerie qui se déplace pour connaitre la durée prévue de la manifestation. Le blocage est maintenu jusqu’à 11h20.
Au soit du 16 septembre, la situation est la suivante :
Sont encore absents 3 enseignants en lettre, histoire et anglais pour un total de 18h30 En ce qui concerne le remplacement du congé maternité de l’enseignante de mercatique, il n’y a toujours pas de solution.
Pour autant, la situation n’est pas satisfaisante : les postes pourvus entre le 3 et le 16 septembre, l’ont été grâce à l’emploi de personnel non titulaire ( non reçu au concours) en contrat à durée déterminé, certains contrats étant des vacations de 200 h, c’est-à-dire pour une durée correspondant au 1er trimestre. Pour le reste de l’année, c’est l’incertitude.
A Luzarches, les parents d’élèves ne comptent pas en rester là et les actions se multiplieront tant qu’il restera des élèves privés de cours.
Aujourd’hui, les parents d’élèves du lycée Gérard de Nerval ne peuvent se résoudre à renoncer au droit à l’éducation de leur enfant ; l’ombre des dépôts de référés auprès du tribunal administratif commence à planer….


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