L’Hygiène à l’Ecole : du respect pour nos enfants un point c’est tout !

samedi 23 mai 2009
par Sylvie Fromentelle
popularité : 9%

La FCPE du Val d’Oise a décidé de passer à l’offensive concernant le manque de prise en compte du problème de l’hygiène dans les toilettes des établissements scolaires.

Certes ce problème est national, mais c’est dans le Val d’Oise que nos enfants sont scolarisés et c’est là que se trouvent aussi les responsables de cette situation ou leurs représentants. Certes cette situation n’est pas nouvelle, cela fait des dizaines d’années que le Ministère de l’Education Nationale sous-estime les conséquences, dramatiques parfois, des sanitaires fermés, nauséabonds et propices à bien des désagréments. Cela fait des années que le Conseil Régional, le Conseil Général et les Mairies gèrent tant bien que mal ce problème mais sans y accorder toute l’attention qu’il mérite. Car au bout du compte un enfant qui ne peut satisfaire ces besoins naturels, qui se contraint et parfois qui en tombe malade, c’est un enfant qui ne peut suivre une scolarité normale.

A quelle époque vivons-nous quand les toilettes des stations services des autoroutes sont mieux entretenues que les toilettes des écoles. Lycées, collèges et écoles le constat est le même. Nous ne faisons pas de hiérarchie et nous refusons de montrer du doigt tel ou tel établissement car nous ne voulons surtout pas stigmatiser un lieu, un niveau de responsabilité ou une équipe administrative qui déjà fait biensouvent le maximum avec les moyens qu’elle a.

A quoi tiennent les difficultés ?

Tout d’abord à un manque de personnel Education Nationale. Faute de surveillants en nombre suffisant, ceux en place ne peuvent couvrir tous les espaces, couloirs, cours et préaux. De ce fait, nombre de toilettes restent fermées et pour les autres il faut parfois montrer patte blanche et aller chercher la clef chez le CPE, à la loge ou autre responsable. Pire faute de personnel à proximité, des pratiques dangereuses se développent parfois dans l’ignorance des adultes.

Avec les économies budgétaires actuelles et les restrictions en personnel à l’Education Nationale, cela tend encore de s’aggraver. C’est l’exemple même que l’Etat fait des économies sur la santé de nos enfants. D’autant plus que le nombre de surveillants était déjà sous-estimé dans le calcul des surveillants affectés à chaque établissement.

En deuxième lieu, à une insuffisance d’innovation et de réflexion. Renforcée par le coût des investissements, elle entrave la nécessaire évolution des matériels dans ces espaces de vie. Faisons appel à l’intelligence et à la création. Des solutions modernes plus économiques en matériel, en eau, en entretien, respectueuses de l’individu et de son intimité existent mais les collectivités territoriales n’en font pas une priorité budgétaire ce qui est pourtant indispensable. Rehausser l’ambition collective sur ce sujet, permettrait notamment que même dans les collèges où des investissements ont été réalisés, les réparations, inévitables à la longue, se fassent à l’économie ; au détriment de l’esthétique, de la visibilité, et de l’efficacité recherchée. Certes on ne peut tout faire d’un coup mais quel est le Plan Pluriannuel d’Investissement de chaque collectivité qui prévoit cet étalement ? Quelle visibilité pour les usagers ? On demande à voir.

Enfin l’hygiène c’est aussi du champ de l’éducation. Quelle équipe enseignante relayée par son administration et soutenue par la collectivité de tutelle a développé un plan d’information et d’éducation à la santé digne de ce nom en cherchant à expliquer aux enfants ce qui se joue dans les toilettes en matière de santé, de maladies microbiennes, de respect de soi et des autres. Cette question doit pouvoir faire l’objet de projets éducatifs accompagnés financièrement si besoin par les administrations.

Mais qui impulse tout cela ? Les trois aspects exposés ci-dessus forment un tout cohérent qui exige que les partenaires se rencontrent, réfléchissent innovent et prennent des décisions à la mesure de leurs ambitions et des besoins. Se renvoyer la balle est indigne et innefficace. Pour notre part, parents, citoyens, responsables, nous sommes prêts à participer à ces échanges et à prendre notre part de travail. Car les attitudes négatives, que nos enfants adoptent bien souvent en milieu scolaire du fait des conditions déplorables dans lesquelles on les accueille, sont en contradiction complète avec celles que nous nous efforçons de leur inculquer. Nous attendons maintenant plus que des discours, nous demandons des actes.

Manuel Alvarez, Président de la FCPE 95


Documents joints

Hygiène à l'école
Hygiène à l'école
Article sur les toilettes
Article sur les toilettes

Commentaires

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique

Agenda

<<

2012

>>

<<

Mai

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Sites favoris


8 sites référencés dans ce secteur