Nous nous adressons à vous pour dénoncer les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée de septembre 2010 dans les collèges et lycées publics d’Argenteuil.
La politique du gouvernement vise à faire des économies drastiques sur les services publics, et en particulier dans l’Éducation nationale.
Cela se traduit par des suppressions massives de postes : 50 000 postes supprimés depuis 2007, 16 000 nouvelles suppressions prévues pour la rentrée 2010, alors que l’on estime à 45 000 le nombre d’élèves supplémentaires dans le pays en septembre. Dans ces conditions, la rentrée prochaine sera catastrophique.
Dans les collèges et lycées d’Argenteuil, cette politique d’économies se traduit par des régressions que nous refusons :
Non aux classes surchargées
En collège, les effectifs des classes ne cessent d’augmenter et le maximum des 26 élèves par classe en zone d’éducation prioritaire (ZEP), pourtant prévu par l’Inspection académique ne sera pas respecté. Non aux suppressions de postes De nombreux postes d’enseignants seront supprimés. D’autres se verront imposer des postes sur 2 voire 3 établissements, comme c’est déjà le cas cette année.
Les heures supplémentaires : non merci ! L’administration impose, aux titulaires, des heures supplémentaires dont la quantité ne cesse d’augmenter. Ainsi, le « travailler plus pour gagner plus » amène la suppression d’emplois et la diminution du nombre d’adultes dans les établissements.
Un lycée dégradé
La réforme des lycées amènera des dégradations supplémentaires : diminution des horaires disciplinaires au profit d’heures d’accompagnement personnalisé sans contenu, des enseignements “d’exploration” tronqués, un tronc commun en première qui permettra de regrouper plus d’élèves par classe, la mise en place des “conseils pédagogiques”.
Une formation des enseignants au rabais
La réforme de la formation des enseignants désorganisera considérablement le travail dans les établissements. Les nouveaux professeurs n’auront plus l’année de formation dont ils bénéficiaient jusqu’à présent, mais devront prendre directement en charge les élèves à plein temps, leur “formation” débutant seulement en février. Ils seront eux-mêmes “remplacés” par des étudiants qui préparent le concours pour devenir professeurs, et qui n’auront pour certains encore jamais été au contact d’une classe.
Toutes ces mesures constituent des attaques graves contre les conditions de travail des élèves et des enseignants, et remettent en cause le service public de l’Éducation nationale, en particulier dans les quartiers populaires comme à Argenteuil. Cela risque de créer une école à deux vitesses, comme cela existe dans d’autres pays. Face à ces dégradations, nous devons nous faire entendre pour des moyens accordés à l’éducation.




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